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Il y a peu de chance que cet avis soit suivi.
Peu importe, l’important c’est de le donner, contre vent et marée !

Bernard Adam
Rue du Colonel Vanderpeere 5
6940 Durbuy
bernard@adam-rossignon.be

 

Collège des Bourgmestres et échevins de la ville de Durbuy
Rue Basse Cours 13
6940 Barvaux

Dossier enquête publique permis d’environnement Counet-Riviere route de Liège 145 à 6941 Bomal.
Dossier PU156,2021//dossier 10004055

Monsieur Le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Echevin.e.s,

Vous trouverez ci-dessous notre avis concernant le dossier d’enquête publique permis environnement Counet-Riviere route de Liège 145 à 6941 Bomal.
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Vu l’adhésion de la ville de Durbuy à la Convention des maires et à son engagement
« – Les autorités locales sont des acteurs essentiels de la transition énergétique et de la lutte contre le
changement climatique, car elles constituent le niveau décisionnel le plus proche des citoyens.
Elles partagent la responsabilité de l’action en faveur du climat- »

Vu les différents rapport du GIEC, tous signés par la Belgique mettant en garde contre la modification du climat dû à l’activité humaine. Il y a eu 5 cycles depuis 1992 et 5 rapports depuis 1992. https://www.ipcc.ch/reports/

Vu le dernier rapport scientifique du GIEC, sixième cycle, plus alarmant que jamais au sujet des changements climatiques en cours , et les retombées visibles sur nos régions, 3 années de sécheresses en 2020-2019-2018 , inondations catastrophiques, en 2021.

Vu les prévisions adaptées à nos régions https://www.ipcc.ch/ar6-syr/

Vu le rapport du Giec concernant l’agriculture de 08/2019 https://www.ipcc.ch/srccl/chapter/chapter-7/

Vu l’importance des rejets de CH4 relevé par le GIEC dans son dernier rapport

Vu le jugement de tribunal de première instance du Bruxelles dans l’affaire climat le 17 juin 2021
https://prismic-io.s3.amazonaws.com/affaireclimat/18f9910f-cd55-4c3b-bc9b-9e0e393681a8_167-4-2021.pdf

qui d’une part note que nos gouvernements violent les articles 2 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme avec la politique climatique actuelle de qualité inférieure. Ces articles traitent du « droit à la vie » et du « droit au respect de la vie privée et familiale». Ce faisant, dit le juge, c’est un droit de l’homme d’être protégé contre un réchauffement climatique dangereux.

Et d’autre part , L’arrêt indique également que l’État fédéral et les trois régions sont conjointement et individuellement responsables, malgré la structure complexe de l’État belge. . Il s’agit de l’obligation du Code civil d’agir de manière socialement prudente et de prévenir les dommages climatiques graves prévisibles.

Vu les objectifs climatiques de la région wallonne

La Région « vise » la neutralité carbone au plus tard en 2050, avec une étape intermédiaire de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 55 % d’ici 2030, par rapport à 1990.
Tous les secteurs devront contribuer « solidairement et équitablement » aux objectifs. Pour mémoire, les secteurs sont: l’énergie, l’industrie ETS (c’est-à-dire les industries couvertes par le système européen d’échange de quotas d’émission), l’industrie non-ETS, le transport, le résidentiel, le tertiaire, l’agriculture, les déchets et les autres.
Vu que 50,000 personnes ont marqué leur attachement à la démocratie en réclamant un programme « climat » fort à leurs élus (dont vous faites partie) dimanche 10 octobre 2021 à Bxl.
Attendu que la production de CO2 et de CH4 n’est pas chiffrée dans le formulaire mis à notre disposition qu’il n’est dès lors pas possible de chiffrer les objectifs à atteindre dans les prochaines années
Attendu qu’une partie des installations/prairies sont en zone à risque d’inondation. (et on été inondées en juillet 2021)
Attendu que l’aménagement envisagé pour ce type d’élevage de poules pondeuses (annexe 6 page 10 et suivantes) ne permet qu’un nettoyage tous les 13 mois et que en cas d’inondation (Comme en juillet 2021), tout ou une partie des effluents se retrouvent dans la rivière, créant ainsi une possible pollution très importante par 120 tonnes de déjections de poules

Attendu que la consommation de l’eau de pompage n’est pas clairement définie et que l’exigence d’un compteur « et d’un contrôle » de celui-ci n’est pas clairement affirmé.
Attendu qu’il n’existe pas de cuve pour récolter l’eau pluviale des toitures des étables, ce qui permettrait de diminuer la consommation globale d’eau sans prélever de l’eau dans une nappe déjà « sous pression » (Calestienne et Famenne a baissé de 14,5 m en 2 mois entre la fin juillet et la fin septembre, ce qui est très important)
La surface de toiture d’une étable de 40 m x 27 m permettrait de récolter plus de 3,000,000 litres d’eau (Calcul purement théorique sur base d’une quantité d’eau annuelle de 600l au m2)
Attendu que la ferme cumule une série d’activités dont les effets sur l’environnement s’additionnent et se combinent. (Ferme traditionnelle en reconversion bio, élevage de 6000 poules pondeuses, Gîtes et chambres d’hôtes, verger et cidrerie, maraîchage)
Que ces autres activités sont en rapport avec la ferme et ne peuvent en être dissociées de celle-ci.
Que la demande de permis n’en tient pas compte

 

Attendu que cette demande de permis ne chiffre pas le CO2, le CH4 et autres GES supplémentaires produits par cette entreprise, pas plus que ceux produits par les visiteurs, les futurs acheteurs d’œufs et de légumes( circuit ultra-court tel que renseigné dans la demande) les logeurs et que cette situation est contraire aux objectifs de réduction du CO2 de la région Wallonne.
Attendu que ce document nie les enjeux climatiques. (Voir annexe 8 – effets sur le climat)
Attendu que ce type d’élevage, dont la nécessité n’est pas démontrée, bio ou non, contribue à faire baisser la quantité disponible de céréales et d’oléagineux pour les humains en particulier pour les plus pauvres.
Attendu qu la quasi intégralité de la nourriture pour volaille bio est importée de l’UE mais en majorité hors UE. Le maïs en grains, le froment bio, soja bio, tournesol bio, tritical bio et huile de soja sont en effet les principaux composants d’un aliment bio pour poules et ne sont peu ou pas produits chez nous ce qui augmente fortement l’impact CO2 des élevages intensifs.
Attendu que le renouvellement annuel du cheptel contribue largement au gaspillage des ressources.
Généralement les poules sont euthanasiées, mises au clos d’équarrissage ou broyées…alors qu’elles pourraient encore pondre, durant 2 ans. Même si le demandeur mentionne un recyclage plus flatteur des poules, il n’existe pas de filière de seconde main pour les poules de réforme. Leur utilisation en tant que poules à bouillir, n’enlève rien au gaspillage des ressources. Elles auraient pu pondre deux années supplémentaires et éviter deux cycles de renouvellement.

Nous souhaitons que le permis ne soit pas délivré, dans ce cas comme dans celui de poulailler d’Izier.

Nous vous prions d’accepter, Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les echevin-e-s nos meilleures salutations

 


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