niveau vie durbuy final

J’ai un petit souci avec les chiffres du Real. Je ne sais si c'est une erreur ou une volonté politique, toujours est-il que le revenu médiant par habitant est erroné. Les auteurs ont confondu, volontairement ou pas, le revenu médiant des ménages et des habitants.
Pour que les comptes soient justes, j'ai donc pris 2015 et les statistiques du fisc.

Le revenu médiant par habitant est de 15 865 à Durbuy par an contre 16 012 pour l'arrondissement et 17 261 pour la province soit quasi 10 % en moins
Le revenu médiant par ménage est de
21 431 à Durbuy par an contre 22 527 pour l'arrondissement et 24 552 pour la province soit 13 % de moins.
Pour avoir une idée de la correspondance, le revenu qui détermine le seuil de pauvreté  pour une personne seule est de 13 377 €/an, celui d'un ménage de 2 personnes,
13 377 × 1,5 =20 065 €, avec 1 enfant, 13 377x1,8= 24 078 € , avec 2 enfants, 13 377 x 2,1= 28 091 € (Pour 2017)

Ces chiffres cachent mal disparités dans les salaires. Si nous ventilons le nombre de déclarations soit 6670 (2015) + 533 déclarations non imposables

1026 déclarations concernent des revenus de moins de 10 000 €/an ( 15,4 % des ménages) Province 14,2 %
2088 déclarations concernent des revenus entre 10 001 et 20 000 €/an (31,3 % des ménages) Province 25,2 %
Je serais tenté de dire que presque la moitié des ménages de Durbuy est dans le rouge. ( 46,7 %) Province 39,4 %
1437 déclarations concernent des revenus entre 20 001 et 30 000 € (21,5 % des ménages) Province 21,2 %
Si ces ménages ont 3 enfants, ils sont également dans le rouge.

Dans les + hauts revenus
484  déclarations concernent des revenus entre 40 001 et 50 000 € (7,2%) Provine 8,3%
827  déclarations concernent des revenus supérieurs à 50 001 € ( 12,4%) Province 17,8 %
Pratiquement 20 % de la population gagne plus de 40 000 et + de 50 000 € c'est beaucoup moins que pour la province 26,1 %

 

La majorité de la population de Durbuy est pauvre ou très pauvre, plus pauvre que le reste de la province.

Les hauts revenus sont moins nombreux que la moyenne provinciale ce qui ne rend pas Durbuy attractive pour des entreprises "haut de gamme"
C'est à la fois le résulat d'une politique basée sur une seule industrie, le tourisme et son caractère saisonnier, et une mauvaise gestion des compétences des habitants.
 
Trop peu d’emplois liès à des bacs+3-4-5, des commerces moribons dans les villages à cause d’une détestable politique de grandes enseignes hors murs, une mobilité difficile.
Il y du travail là aussi !



Prochain épisode: L'activité économique !

 

Définition du revenu médian (SPF Finance): Le revenu médian est le revenu correspondant à la déclaration située au centre de la série, lorsque les déclarations sont classées par ordre croissant des revenus. Par contre, celui-ci n’est pas influencé par des valeurs aberrantes (outliers).

Le revenu est le revenu net imposable. Ces montants sont calculés à partir des déclarations à l’impôt des personnes physiques. Ils comprennent les revenus imposables au titre d'une profession, les revenus de remplacement, les pensions, les dividendes, le revenu cadastral et les rentes alimentaires. Les revenus non imposables (comme les allocations familiales et le revenu d’intégration) ne font pas partie des revenus fiscaux. La période de référence des données utilisées est l’année de revenus 2015, soit l’exercice fiscal 2016. Les statistiques fiscales sont établies selon le lieu de résidence du contribuable.

 

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La population de Durbuy.
Les données sont celles de 2015...c'est dommage pour les décideurs de ne pas avoir des données plus fraîches et plus complètes

Grosso modo, 11500 habitants domiciliés sur le territoire de la commune. L'augmentation de population entre 2006 et 2016 correspond à la moyenne, entre 7 % et 15 %( comme HottonRendeuxErezée)
La croissance de population est plus importante qu' à Marche, à Manhay ou à Vielsalm (entre 0 % et 7 %). A La Roche , St Hubert et Bouillon la Croissance est négative (décroissance).
Une activité touristique importante n'est donc pas un moteur d'augmentation de la population. La Roche ou Bouillon restent deux pôles touristiques importants alors que la décroissance s'amorce. (idem en moindre mesure pour Vielsalm).


Ce qui est inquiétant, c'est  la courbe des âges. Si je m'en tiens à la province, le déficit des enfants de 0-14 ans est de 15%, le nombre des 15-24 ans est conforme, le déficit des 25-44 ans est de 13% (qui correspond +/- au déficit d'enfants...).
Il reste les plus âgés, les 45-64 ans sont plus nombreux que la moyenne, 14 %, et les 65-+ le sont plus encore, 17 %. La proportion des personnes plus âgée est 15 % supérieure à la moyenne provinciale.


À La Roche, la proportion est encore plus importante.

Il y a cependant une différence fondamentale entre La Roche et Durbuy, c'est la mobilité. Durbuy est bien + facilement accessible que La Roche, en voiture ou en train, ce qui reste en commun, c' est le caractère rural et touristique.

La population âgée de 25 à 44 ans est le moteur économique et social d'une commune. Une mauvaise courbe, si les jeunes ne restent pas dans la commune, est le signe que les emplois proposés ne correspondent pas à la qualification des habitants. La part des postes de travail dans les services à niveau de connaissances élevé parmi les postes salariés dans les services est 23% plus faible à Durbuy qu'à Marche et 22 % lorsqu'il s'agit de de la province. (Statistiques ONSS année 2015)
On assiste à la migration d'une part importante de la population Bac+3 et plus vers d'autres cieux. En chiffres, il y a 28,1 % de la population entre 0 et 24 ans, mais il ne reste que 22,6 à l'horizon de la trentaine...
Bref, ce n'est pas du gâteau. 

Il faut créer des emplois porteurs de progression sociale, payés correctement,( en commençant par le tourisme et les asbl paracommunales) dans des secteurs non-délocalisables et décarbonnés si nous voulons conserver "nos cerveaux", nos compétences, nos savoirs-faire.😭

Ce n'est pas un souhait mais une nécessité.
Nous avons un gros potentiel "environnement" et "ruralité" à développer. 
Il faut s'y mettre.

Suite au procain numéro, le niveau de vie.

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Votre commune à la loupe est un document édité par le Real (Reseaulux) et la province.
Celui-ci, le 2017, est un document complet qui reprend l'ensemble des statistiques provinciale + chaque commune.328 pages.
C'est un ensemble statistique. Il ne faut y chercher autre chose que des chiffres...des chiffres et encore des chiffres.Parfois , l'explication de ceux-ci
Nous allons analyser ce document par morceaux, Durbuy puis l'ensemble.
Il y a peu de mots dans la présentation de ce document. Mais tout de même, en guise de présentation de Durbuy , nous trouvons, au sujet de l'économie locale:"En ce qui concerne l’économie locale, l’agriculture poursuit son déclin progressif. Durbuy a perdu un quart de ses exploitations entre 2004 et 2015.
Cette situation est légèrement contrebalancée par l’essor de la vente en circuit court. Depuis 2012, l’ADL ne ménage pas ses efforts, notamment en soutenant la vente directe des petits producteurs via la structure www.literroir.be"

Lorsque les économistes au service de la province parlent de prospective, on lit ceci:"A long terme, Durbuy ne doit en aucun cas sacrifier son capital vert, son espace naturel au profit du développement économique"

Enfin, lorsqu'il est question de Barvaux dans 5 ou 10 ans: "...l’homogénéisation des horaires du temps de midi et des jours de fermeture, la visibilité des parkings, la réputation en ligne des petites enseignes, la gestion du flux routier en fonction de l’impact des clients de La Petite Merveille..."

Nous voici avec les défis d'aujourd'hui. Stopper les recul de l'agriculture et maintenir notre environnement.
C'est le cœur de notre démarche.
Pour commencer,il faut un "schéma de structure" établi avec l'ensemble des habitants. Ça ne va pas tout régler mais nous aider à globaliser notre commune et  quitter définitivement l'avant fusion.C'est de la démocratie

Reste à gérer l'impact de LPM sur la vie de la commune, aucune étude n'a été faite...et il faut gérer le flux routier (il y a d'autres choses à gérer, le bruit, les déchets, la pollution etc) en fonction d'un seul opérateur. Oui mais quel flux ? Pour qui ou contre qui ? En faveur des habitants ou d'un opérateur ? Nous, c'est vous.

C'est à l'opérateur de s'adapter pas le contraire.

A suivre


 

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Durbuy horizon 2030-2040 sans moteur thermique ?

Document de travail 

 

La question a un double sens.

Le premier que deviendrait Durbuy si le moteur thermique disparaissait (2030-2040)
Durbuy peut-il encore accepter les moteurs thermiques « touristiques » sur son territoire à l’horizon 2030-2040

 

 

Le tourisme, qui est la découverte d’autres lieux, paysages, traditions et habitants, induit un déplacement…

A pied, à cheval, en charrette …
Il a explosé à 3 reprises :

 

  • Lors de l'apparition du train

  • Lors de la création des congés payés

  • Avec la généralisation de l’usage de la voiture.



Le tourisme moderne s’est concentré près des gares, Barvaux, gros centre touristique depuis la création de la gare, Bomal, Melreux (pas Hotton, village d’agriculteurs ni Durbuy).
La présence de l’eau (Ourthe) est importante.
Marche ne s’est pas développée de cette manière par manque d’eau.

 

Les Marchois allaient en vacances à Barvaux, les Liégeois aussi...en train pour la majorité.
L’avènement du tram a aussi permis de développer des centres « sans gare » comme La Roche et Rendeux

 

Après la guerre 40, l’infrastructure routière s’est modernisée, la voiture est devenue + démocratique (en quelque sorte).
Il faudra tout de même attendre la fin des années 60 pour voir un chargement d’habitudes lorsque la villégiature s’est transformée en tourisme d’un jour.
Le tourisme chez nous était 90 % wallon (1970). Aujourd’hui il est de 60 % wallon, 30 % flamand et 10 % autres.

 

Le nombre de touristes n’a cessé d’augmenter au fil des ans : secondes résidences, hôtels et campings, attractions touristiques, curieux.

 

Aujourd’hui on parle d’un tourisme de masse pour autant que le mot « tourisme » ai encore un sens.

 

 

 

Le tourisme est devenu totalement tributaire de la voiture (+ de 85 % de mémoire)

 

Des grains de sable sont venus se glisser dans la belle mécanique :
 

  • Le vieillissement de la population induit une mobilité moins importante des bébés boomers.

  • La concentration de la population dans les villes avec comme corollaire le changement des habitudes de déplacement.

  • La prise de conscience des changements climatiques, pollution et particules fines par une (petite) partie de la population. Problème de santé publique.

  • L’attachement moindre des jeunes à la voiture

  • L’appauvrissement d’une partie de la population.

  • Le low-cost en avion et les autres destinations. (Charleroi-Montpellier pour 30,58 en période creuse pour nous deux soit 15,29 € par personne)

  • D’autres choix de vie et de dépenses.

 

Alors la voiture thermique ?

 

Les changements climatiques sont + rapides que prévu.
Les états vont devoir prendre des mesures + rapidement en particulier pour la voiture thermique
qui représente jusqu’à 20 % du CO rejeté pour certains pays. (Après avoir augmenté de 2,9% en 2015, les émissions de gaz à effet de serre de la Belgique ont encore crû en 2016, de 0,7%. source :http://www.levif.be/actualite/belgique/les-emissions-belges-de-gaz-a-effet-de-serre-en-hausse-pour-la-2e-annee-de-suite/article-normal-719531.html)
Ces mesures pourrait accélérer le désamour des citoyens envers la voiture.

 

  • La voiture électrique n’est pas une solution. Elle est chère, gourmande en énergie et polluante (énergie grise et consommation de ressources rares et non recyclables)

  • Rien n’est prêt pour l’alimenter et il y a ± 1.800.000.000 voitures thermiques dans le monde, autant dire que remplacer l’ensemble par de l’électrique prendra du temps

  • Manque de matière première pour produire les batteries d’autant qu’on a besoin de batterie pour le solaire et l’éolien.

  • Taxe carbone en + de la taxe normale : ex 2€ par gr/km au-delà de 200gr/km et 4€ pour les +de 250gr (France)

  • Interdiction de rouler dans les villes avec des véhicules de +10 ans

  • Santé publique, cancer etc

Le marché de la vente des voitures neuves est versatile dans la CEE, en 2008 , 19.000.000 de voiture vendues et 16.500.000 en 2015. En augmentation en 2016 et 2017.

 

 

Reste que nous ne sommes pas en croissance et que le gâteau à partager entre les loisirs, la nourriture, la maison et la voiture reste le même depuis 10 ans. Si l’un augmente, l’autre diminue.

 

Enfin, Durbuy pourra-t-il encore se permettre, ne fusse que pour des raisons de santé publique, d’accepter 2.000.000 de personnes en voiture à l’horizon 2030-2040 alors que les villes auront tourné le dos à la voiture ?
Raisonnablement non…

 

Quid du tourisme de masse ? Destiné à disparaître dans des endroits seulement accessibles aux voitures.
Sans (aucun) doute

Durbuy n’est pas Disneyland Paris avec une ligne TGV aux portes du Parc….

 

Quelles solutions ?

 

  • Diversifier le tissus économique

  • Ne plus investir dans le tourisme de masse

  • Créer une dynamique de PME non délocalisables

  • Re-créer une richesse naturelle partageable entre les habitants et les touristes: rivière, promenades, jardins.

  • Remettre à l’honneur l’agriculture responsable dont la norme minimale est de bio.

  • (Je vous laisse le soin d’en ajouter d’autres !)

 

 

Bernard Adam

 

 

 

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     Un évènement d'exception !

  Le 19 septembre, 

Salle Mathieu de Geer à Barvaux,
la projection pour une séance unique du film de Marie-Monique Robin

 

"Qu'est-ce qu'on attend ?"

Extrait sur ce lien

 

Une organisation du groupe "Durbuy Après Demain" et de "Ferréole"


Le "Pays de Durbuy" soutien l'évènement et sera présent pour l'occasion
pour répondre aux questions du public.


Programme de la soirée :


Accueil dès 18 h, rencontre et découverte.
Potage, pain et fromage offert.

 

20 h 00 le film,
Prix du ticket : 5 €/PP (payement sur place)

 

Après la séance, on refait éventuellement le monde au bar.
Boisson à prix démocratique.

 

Venez nombreux, l'avenir se jouera peut-être ce soir-là ?

 

A vous y rencontrer,

Alain ROPPE.

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Mobilité, notre programme 2018-2024 ou ce que nous ferons au lendemain des élections de 2018 

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