On n' arrête pas le progrès et encore moins les loueurs de Kayaks.
On sait René Collin, ministre CDH du Tourisme, homme très sportif lorsqu'il s'agit de ces petites embarcations flottantes, adepte de l'incohérence systématique lorsqu'il s'agit de gérer les cours d'eau, dont l'Ourthe.
Nous nous opposons et continuerons à nous opposer à toutes les nouvelles demandes de mise à l'eau de kayaks tant que ce ministre n'aura pas une politique touristique cohérente et respectueuse des habitants.
Il n'est pas normal que ce soit la population qui paye les dégâts, déchets et pollutions des loueurs de kayaks.
Il n'est pas normal non plus que ces gens n'aient pas l'obligation de remettre la rivière en état après leur passage. Qui casse paie !
Voici donc l'argumentaire concernant la demande du loueur Optibelux  (Firme Luxembourgeoise qui ne paie pas ses impôts chez nous...)

(Un grand merci à Jacques Ninane pour ce dossier) 

Réponse à l’enquête publique du 02 juillet au 16 août 2018 à 11 heures

Ville de Durbuy

 

Concerne la demande de la S.A.. OPTIBELUX, Grand’Rue 82, 9711 CLERVAUX (Grand-Duché de Luxembourg), -activités dans l’imprimerie, l’informatique, le marketing, l’infographie, la photo-vidéo, la location de voitures-

visant à obtenir un permis d’environnement classe 2 pour exploiter une activité de location de kayaks, sous la marque « Kayaks Les Remous » enregistrée par Flassch Aventure sprl, M. Jonathan Flasschoen, pour une descente de l’Ourthe entre Barvaux Basse-Comène et Comblain-au-Pont dans divers tronçons;

Ville de Durbuy - PE 118.2018

 

 

 

Avis négatif

Suite en PDF

 

Mouvement citoyen « Changer ? Changeons ! »
Rue Colonel Vanderpeere 5
6940 Grandhan-Durbuy


Grandhan, le 08 août 2018
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
www.changeons.be


Monsieur Carlo Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de la Transition
écologique, de l’Aménagement du territoire, des Travaux publics, de la Mobilité,
des Transports, du Bien-être animal et des Zonings,
Monsieur René Collin, Ministre de l'Agriculture, de la Nature, de la Forêt, de la
Ruralité, du Tourisme, du Patrimoine,
Monsieur Hervé Pierret, Directeur de la DNF de Liège,
Monsieur Jean-Sébastien Sieux, Directeur de la DNF de Marche-en-Famenne,
Monsieur François Delacre, Directeur de la DNF de Namur,
Monsieur André Thibaut, chef de cantonnement DNF de Liège,
Monsieur Damien Rouvroy, chef de cantonnement DNF de Marche-en-Famenne,
Monsieur Pascal Lemaire, chef de cantonnement DNF de Namur,
Concerne : conditions climatiques, circulation d’embarcations sur l’Ourthe


Messieurs,
Depuis plusieurs semaines, les conditions climatiques exceptionnelles que nous vivons au quotidien
influencent considérablement, comme vous le savez, l’ensemble des écosystèmes en dépendance de
volumes d’eau suffisants. La rivière en est bien entendu l’exemple premier.
L’Ourthe et son très faible débit actuel, comme la plupart des autres cours d’eau, souffre ainsi pour
elle-même mais impacte les écosystèmes et ses composantes qu’elle abrite de près ou de loin :
poissons, crustacés, mollusques, oiseaux, insectes, batraciens, flore ... subissent les carences en eau
et les températures élevées jusqu’au constat d’une mortalité parfois élevée pour certaines espèces. La
biodiversité déjà bien malmenée reçoit des coups de massue induisant un stress dommageable, il est
donc urgent et nécessaire de réagir prioritairement pour la soulager et la préserver.
Si des mesures adéquates et efficaces ont été décidées – interdiction de la pêche, de la circulation
d’embarcations hors plans d’eau – il y lieu de considérer le problème « sécheresse » globalement et à
long terme.
Nous pensons logiquement que des précipitations denses telles qu’annoncées dans l’immédiat
rémédieront au problème sans le solutionner dans le proche futur. Il est clair, évident, qu’un délai
d’importance appréciable doit être accordé à la rivière pour rétablir – si cela est imaginable – les
paramètres biologiques « normaux » la caractérisant.
Nous sommes ainsi convaincus qu’une potentielle reprise des descentes de l’Ourthe en kayaks,
canoës, rafts et paddles, ceci à court ou très court terme, prolongerait – voire aggraverait – le stress et
la fragilisation des espèces ...
Nous vous demandons en conséquence d’entamer une procédure visant l’application en extrême
urgence d’un moratoire sur les mises à l’eau d’embarcations de loisirs (voire sur la pratique de la
pêche), en parfaite connnaissance de cause, dont bénéficiera la rivière pour tenter de se régénérer
dans des conditions acceptables. Ces mesures cadreraient, nous en sommes sûrs, avec la volonté
affirmée de la Région wallonne d’accélérer toutes les dispostions légales destinées au maintien et au
développement de la biodiversité, en adéquation avec les directives européennes...
En vous remerciant vivement d’avance pour l’écoute et la compréhension que vous ne manquerez
pas d’apporter à notre demande, veuillez agréer, Messieurs, l’expression de notre meilleure
considération environnementale.
Pour « Changer ? Changeons ! »,
Jacques Ninane

Nous avons introduit un recours à la région wallonne contre le permis octroyé à la société MBR il y a une dizaine de jours.
Ce faisant, nous ne visons pas spécifiquement cette société, mais bien les fonctionnaires et ministres qui octroient des permis sans s'inquiéter de l'ensemble des permis existant, ni de la quantité de kayaks totale sur la rivière.
Ni même du bien fondé de l'activité.


L'argumentation est assez complète mais sera à nouveau retravaillée pour le prochain recours.

Nous pensons qu'il faut ré-étudier globalement les permis en tenant compte de l'avenir de la rivière, de l'utilité de l'activité, de son avenir face aux changements climatiques et au devenir du tourisme dans notre région

Recours: Rédaction Jacques Ninane

 

 

Recours contre le Permis d’Environnement,

PE N° D3100/83012/RGPED/2017/9/UF/bd – PE  Dossier n°39552

 

accordé le 26 07 2018 par le fonctionnaire technique Daniel Vanderwegen du SPW Agriculture, Ressources naturelles, Environnement, Territoire, Patrimoine, Logement, Energie, à :

scrl MBR – Rue de la petite Batte 13 – 6941 Bomal-Durbuy

 

 

« Concerne la demande accordée à la scrl MBR, Rue de la Petite Batte 13, à 6941 Bomal, visant à obtenir un permis d’environnement pour la location de kayaks, canoës, rafts, pour une descente de l’Ourthe entre Barvaux et Hamoir» ;

 

Le recours est formulé comme suit :

 

Demande d’annulation du permis

 

Argumentaire  à titre principal :

 

1- S'il doit y avoir une Evaluation Appropriée des Incidences (EAI), elle doit porter sur l’ensemble du parcours autorisé de l’Ourthe. Sauf erreur,  sur le seul trajet Nisramont-Comblain, +/- 2000 embarcations à plusieurs rotations sur ce trajet.
Une évaluation d'incidence pour 50 engins sur un tronçon déterminé, n’est pas garant d’un résultat très fiable, sérieux.

Remarque : dans son dossier-formulaire (page 8) de demande générale de permis d’environnement et de permis unique, le demandeur parle de 40 kayaks – 5 monoplace -30 bi -5 tri. Dans le document EAI du bureau CSD (page 8) annexé au formulaire, l’auteur parle de 50 kayaks biplaces et monoplaces. Il y a là une contradiction évidente, le nombre étant augmenté de 25%. Il semble que le Fonctionnaire Technique n’ait pas vérifié cette information avant d’accorder le permis pour 50 engins.

 

2- Le demandeur mentionne un parcours de Barvaux à Hamoir, en passant par Bomal et Palogne.

Page 7, point IV.4.1 « Effets cumulatifs » du formulaire, le demandeur répond NON à la question « […] y-a-t-il à proximité de votre projet, d’autres établissements susceptibles d’aggraver l’impact sur l’environnement ? »

Il y a là une nouvelle contradiction évidente vu la déclaration dans le titre « Nombre d’embarcations » de l’EAI (page 8) du bureau CSD : l’auteur y affirme que « la SCRL MBR n’est pas la seule à exploiter l’Ourthe dans son tronçon Barvaux-Hamoir. Plusieurs autres sociétés organisent des descentes en kayaks-canoës […] le Domaine de Palogne, Les Remous, The Outsiders Ardennes, Outlive Experience, Outdoor Camping Barvaux ».

Il est étonnant de constater que le demandeur ignore l’existence de ses concurrents directs pour une partie du tronçon visé. Ceci révèle à tout le moins une légèreté et un manque de sérieux criant pour le point de ce formulaire, voir nos informations ci-desous :

 

Permis d’environnement embarcations sur l’Ourthe accordés à :

- Outsider Ardennes à Hamoir : PE D3200/61024/RGPED/2018/1/MK/pp du 24 01 2018

66 embarcations par jour (kayaks, paddles, rafts) dont 23 de Palogne à Hamoir jusqu’au 31/07 et 43 dès le 01/08. Tronçons : Barvaux 6940-Bomal/Bomal-Hamoir/Hamoir-Comblain-au-Pont

- asbl D.T.V.L. dit « Palogne », Rue de la Bouverie 1 – Vieuxville FERRIERES :

PE N°D3200/61019/RGPED/2016/3/ND/pp – PE 

228 mises à l’eau par jour. Tronçons : Barvaux « Basse Commène » et Bomal « Pont » (aires embarquements) jusqu’à Palogne et Hamoir « Les Bains » (aires débarquements)

 

Etablissements disposant probablement d’une déclaration d’exploitation, classe 3 (capacité d’embarcations mises en location ou à disposition est inférieure ou égale à 25 bateaux) :

- « Les Remous » kayaks à Hamoir : tronçons Hamoir-Comblain / Bomal-Hamoir / Barvaux-Hamoir / Barvaux-Comblain. Nombre de mises à l’eau/jour inconnu

- « Outlive Experience » kayaks et rafts à Bomal (les tronçons et nombre de mises à l’eau nous sont inconnus).

- « Outdoor Camping » à Barvaux  (les tronçons et nombre de mises à l’eau nous sont inconnus).

 

3- Le demandeur décrit au point IV.8.3, page 11 du formulaire que « les déchets ménagers […] sont essentiellement apportés par les clients. Des sacs poubelles sont mis à disposition à Bomal. Ces sacs sont placés dans deux conteneurs de 25O litres, vidés une fois par mois. » Est-il raisonnablement imaginable que seuls deux conteneurs soient vidés sur 1 mois ? Nous en doutons largement, un contrôle officiel serait bienvenu. L’auteur ne parle pas des déchets abandonnés sur le parcours où au point de débarquement à Hamoir.

 

4- Le demandeur répond NON à la question « Le projet engendre-t-il des rejets atmosphériques ? » page 17, cadre 2, point II.1

A moins que les clients n’arrivent et ne repartent tous en train ou en vélo/voiture électriques aux lieux d’embarquement, le demandeur ignore qu’un véhicule conventionnel rejette énormément de CO2, particules fines, oxydes d’azote notamment. Il est donc faux d’écrire qu’il n’y a pas de rejet. Les déplacements des clients et du personnel de l’entreprise en véhicules à moteur thermique font partie intégrante du projet et doivent être prises en compte.

 

5- Le demandeur répond NON à l’implication d’émissions sonores perceptibles à l’extérieur de l’établissement, page 19, point II.1.2

Le demandeur ne doit alors jamais accompagner ses clients lors de la descente du tronçon de l’Ourthe : il suffit d’être présent au bord de l’eau en cas, par exemple, d’affluence importante, pour se rendre compte des cris, hurlements, parfois violents des clients. Les kayakistes sont présents pour se délasser et se « lâcher », c’est dans une certaine logique compréhensible, l’activité est donc bruyante. Du personnel encadrant devrait à tout le moins accompagner les loueurs tout au long des tronçons : cela ne semble pas être le cas

 

6- Le demandeur reconnaît les nuisances dues au charroi interne et externe généré par le projet, page 20, cadre IV, point IV.1 Il est donc en contradiction avec lui-même vu le point précédent.

 

7- Au cadre suivant celui du point ci-dessus, le demandeur décrit très brièvement les moyens préconisés pour réduire la nuisance. Si les mesures décrites dans l’EAI du bureau CSD à ce sujet sont relativement complètes, l’initiative du demandeur d’informer préalablement les utilisateurs d’engins au sujet de la « bonne conduite » à adopter en navigation permet le doute quant à la dextérité de ses clients à piloter sans dégât une embarcation, vu leur inexpérience le plus souvent observée. Une « formation-préparation » des clients kayakistes dans ce domaine est peut-être intéressante, mais certainement insuffisante dans l’évitement des erreurs ou fautes une fois sur l’eau.

Il est curieux de constater que rien n’est dit quant aux sanctions à prendre en cas d’infractions.

 

8- Page 22, point IV.4.2, le demandeur répond OUI quant à la possibilité d’affectation significative de son projet sur un site Natura 2000.

Ici encore, la réponse est très succinte quant à la description des impacts et des mesures à prendre pour les limiter. L’EAI du bureau CSD reprend heureusement une multitude de points détaillants les dangers et les mesures. Toutefois, on lira ci-après l’argumentaire de diverses personne et administration, en opposition partielle avec celui du bureau CSD.

 

Il est curieux de constater que ce même bureau CSD n’est pas à même de quantifier, même

imprécisément, le nombre total d’embarcations sur l’Ourthe. Bien que ce bureau affirme que le tronçon visé « n’est pas saturé », il ne cite aucun chiffre et ne parle a fortiori pas d’effet cumulatif des nuisances dues aux autres sociétés kayakistes. Cette affirmation de non-saturation ne s’appuie sur aucune source, comment le demandeur la justifie-t-il alors ?

Pire encore, le bureau CSD parle « d’activités restreintes et de l’intensité récréative pas

assez importante (sur l’Ourthe) pour induire une modification significative ». Vu son

ignorance du nombre total de kayaks et autres engins, ainsi que son silence sur les activités

de loisirs proches de la rivière, nous mettons en doute sa crédibilité.

 

Note : plusieurs administrations concernées par la demande de permis donnent un « avis favorable » au projet en avançant notamment le caractère NON SATURE (en embarcations) des tronçons visés : il nous a été impossible de connaître les chiffres définissant la saturation d’un tronçon de l’Ourthe. Les administrations s’appuient ainsi sur des valeurs inconnues et non-définies pour donner un avis positif.

 

L’idée du bureau CSD de créer des chenaux dans la rivière aux endroits problématiques (raclage du fond par les engins) pour faciliter le passage, est pour le moins aberrante : cela revient à dire, dans sa logique, que la pratique du kayak pourrait être autorisée même en cas de débit très faible, augmentant les perturbations diverses sur les oiseaux notamment. De plus, il y a ici encore une contradiction flagrante : creuser un chenal dans le lit d’une rivière correspond-t-il de nos jours aux valeurs de protection de ce biotope fragile, que décrit pourtant le bureau CSD dans son EAI ? Est-il imaginable que la rivière ait à souffrir encore plus par ces travaux très peu rationnels, ne bénéficiant qu’au seul demandeur ? Fort heureusement, cette pratique lui a été interdite dans le permis d’environnement lui octroyé. A nouveau, cette idée élève CSD à une improvisation très peu professionnelle, cautionnée de toute évidence par le demandeur, vu qu’il ne s’y oppose pas.

 

Une question se pose alors à l’évidence : quelle est la valeur du rapport du bureau CSD affirmant que « la pratique du kayak sur l’Ourthe est compatible avec la préservation d’un environnement d’une bonne qualité biologique, malgré un risque d’impact sur certaines composantes de la faune benthique ? »

 

Dans ordre d’idée, le demandeur s’engage à ne pas mettre des engins à l’eau sous un débit de 3m3/sec. Une fois de plus, ceci démontre les carences informatives du demandeur : cette valeur a été imposée précédemment à ses concurrents, il ne pouvait donc que s’y plier, mais veut montrer sa bonne volonté en « relevant » volontairement le débit minima. Il s’agit à l’évidence de « poudre aux yeux ».

 

Sara Cristofoli, Biologiste Facultés NDP Namur - Docteur en sciences agronomique et ingéniérie biologique ULiège, écrit dans la revue Mille Lieux N°2/2016 :

« Des débits seuils minimaux et maximaux ont été définis pour chaque cours d’eau. Le seuil maximal reflète la limite au-delà de laquelle le kayakiste se met en danger dans des courants trop importants.

Dans sa philosophie, le seuil minimal est quant à lui un débit en deçà duquel le kayakiste porte atteinte au cours d’eau et à la vie qui s’y trouve. En réalité, les seuils minimaux ont été tirés vers le bas pour maximiser les périodes d’ouverture. »

 

Mme Cristofoli poursuit, en considérant l’étude d’impact réalisée sur le tronçon de l’Ourthe entre Nisramont et Maboge :

« Comme attendu, les descentes effectuées avec de faibles débits impactent de plus grandes surfaces du lit mineur de la rivière. Pour le débit seuil de 3 m3/s autorisant la descente sur le tronçon « Nisramont-Maboge », 40% du lit de la rivière sont impactés par les contacts mécaniques liés au passage de l’embarcation (coup de pagaie et raclage par le kayak confondus). La figure 2( ci-dessous) fait clairement apparaître une nette augmentation des surfaces impactées par le raclage du kayak lorsque le débit de la rivière passe de 6 à 4,4 m3/s. À ces deux valeurs de débit, la proportion de surface impactée par les coups de pagaies se stabilise autour des 20% alors que le raclage par le kayak fait grimper le pourcentage total de la surface touchée à plus de 30%.

Les descentes « test » réalisées ont également montré une hiérarchie dans les faciès les plus touchés par les contacts mécaniques. Le faciès « radier » arrive en tête (82,5% des radiers affectés par cet impact lorsque la descente s’effectue à un débit de 4,4 m3/s), suivi des zones de gros blocs et des zones de plat. Or, les radiers sont des zones privilégiées pour la ponte de plusieurs espèces de poissons et de macro-invertébrés et ils jouent un rôle de «nurserie » pour de nombreux organismes aquatiques. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mme Cristofoli suggère « le relèvement de la valeur-seuil du débit autorisant la descente d’embarcations de loisir à une valeur minimale de 6 m3/s pour la pratique du kayak ».

Bien qu’il s’agisse ici de données pour la section précitée de l’Ourthe, il serait difficilement imaginable que les impacts décrits ne soient pas présents avec la même amplitude dans la section Barvaux-Hamoir visée par le demandeur.

 

9- Notifications du 23 février 2018 du « Département de la Ruralité et des Cours d’Eaux » (DRCE) et du « Département des Cours d’eaux Non-Navigables » (DCENN) de la Direction Générale Opérationnelle 3 de la Région wallonne, concernant la demande de permis de « Outsider Ardennes » à Hamoir sur le tronçon de l’Ourthe de Bomal à Comblain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10- Quelques impacts précis non répertoriés par le demandeur : il s’agit ici d’une synthèse d’éléments impactants, décrits par Mme Cristofoli :

 

- une remise en suspension du limon et de la couverture biologique entraînant une augmentation de la turbidité de l’eau et un colmatage du fond de la rivière 

- une augmentation de la dérive de certaines espèces de macro-invertébrés, délogées par le kayak.

- un milieu instable (chocs, déplacements d’eau) avec des conditions souvent défavorables au maintien des organismes survivants (macro-invertébrés, œufs de poissons et alevins) ainsi qu’à la recolonisation des différents habitats

- un effet « mini-tsunami », par l’onde transversale provoquée par le passage de l’embarcation. Lorsque l’onde arrive contre les berges, elle y provoque une montée subite du niveau de l’eau suivie d’une descente rapide. Ce mouvement d’eau est d’autant plus marqué que le débit de la rivière est faible. L’onde aura un effet sur la structure de la berge.

- la modification comportementale du poisson vis-à-vis du passage des embarcations (augmentation des comportements de fuite, stress régulier, ...).

- impact probable mais non étudié : la libération dans la rivière de particules de fibres de verre qui composent la coque des kayaks et qui pourraient nuire aux organismes aquatiques. Ces fibres ont un fort pouvoir de pénétration dans les tissus vivants (épiderme p.ex.) et sont très irritantes. Si l’impact des fibres de verre est méconnu, la libération de ces fibres est une réalité. L’usure de la face inférieure des coques liées aux frottements du kayak sur le fond du cours d’eau en est la démonstration.

 

11 – Nous souscrivons aux motivations du Collège communal de Durbuy dans son avis du 16 03 2016 sur la demande de permis d’exploitation de kayaks (accordé) de l’ asbl D.T.V.L. rue de la Bouverie 1 Vieuxville-Ferrières.

Ces motivations sont transposables à la demande de Permis de MBR, même si celui-ci les exerceraient déjà, apparemment dans une certaine irrégularité (sa demande visant la régularisation d’activités) :

 

 

 

12- En citation, voici un risque décrit dans le «Rapport de Mission : le développement des sports et loisirs d’eau vive en France, impact sur le milieu aquatique et conflits d’usages » par Germain LEYNAUD, ingénieur Général du Génie Rural des Eaux et des Forêts - Louis BLAISE Chargé de Mission d'Inspection Générales, membres de la MISE (Mission d’Inspection Spécialisée de l’Environnement - France)

  « l'accommodement (…) à voir sans réagir, à certaines périodes, une occupation "à saturation" de certaines portions de rivières, qui peut conduire à un véritable accaparement par les pratiquants d'eau vive au détriment des autres usages, alors même qu'une pluralité des fonctions devrait être recherchée ».

 

13- Dans un cadre plus général, il ne fait plus aucun doute que le réchauffement du climat est induit en grande partie par nos activités humaines, dont les déplacements en véhicules à moteurs thermiques. Les étés chauds et secs, tel que celui que nous connaissons actuellement depuis juillet 2018, seront la norme dans un proche avenir. Cela signifie la systématisation des faibles débits des cours d’eau et des stress à répétition pour l’ensemble des écosystèmes dont bien entendu la rivière.

Ce stress, à moins que d’être négationiste avéré, ne peut qu’être préjudiciable à la flore et à la faune. Les activités de loisirs dans et autour de la rivière ne pourront donc qu’inmanquablement augmenter ce préjudice.

Pour seul exemple : l’été sec et chaud actuel interdit les mises à l’eau sur l’Ourthe. Même en cas de précipitations autorisant ensuite la navigation des embarcations, tiendra-t-on compte du stress subi auparavant ? Ce serait inconscient et irrespectueux à tout le moins.

 

A ce stress climatique, nous ajouterons les dérives dues à d’autres utilisateurs de la rivière, tels la construction de multiples barrages et autres déviations d’écoulement pourtant formellement déconseillés (le District de l’Ourthe du SPW n’y voit lui pas d’inconvénient …).

D’autre part, même s’il est parfaitement compréhensible que la rivière attire de nombreux baigneurs en période caniculaire, ces derniers sont également les vecteurs de perturbations locales très importantes.

 

Nous nous posons la question de savoir s’il est de nos jours judicieux d’encore accorder des autorisations d’exploiter une activité d’embarcations, alors qu’elle s’éteindra certainement dans un futur proche faute de conditions acceptables ? Que deviendront alors les installations et le matériel ? Laisser ce commerce encore se développer est-il bien responsable ?

 

 

Argumentaire à titre secondaire

 

-Vu les éléments qui précèdent, démontrant la pression sur l’écosystème rivière en lien avec les activités humaines, et sa vulnérabilité en regard des conditions climatiques interpellantes, nous demandons à tout le moins le relèvement immédiat de la norme de débit d’eau sur les tronçons de l’Ourthe à Tabreux à 6,5 m3/sec (actuellement 3m3/sec) en cas d’autorisation de la mise à l’eau d’embarcations .

- Vu la multiplication des demandes de permis, donc de l’augmentation du nombre des engins mis à l’eau, il apparaît impérieux d’entreprendre la création d’un cadastre complet de la situation « Embarcations de loisirs sur l’Ourthe » reprenant l’ensemble des autorisations, des sociétés, du nombre total d’engins, des relevés d’infractions et de leur suivi, du respect de la législation et des règlements, etc. D’autre part, il est plus qu’urgent d’entreprendre également un état des lieux scientifique complet de la rivière sur le plan biologique et des activités humaines qui lui sont proches, de manière à objectiver les conditions d’octroi ou de refus d’autorisations.

- Vu la multiplication des demandes de permis, donc de l’augmentation du nombre d’engins mis à l’eau, il est impératif que l’ensemble des acteurs de la rivière soient associés dans la prise de décisions relatives aux permis et autorisations. Le concept « Contrat Rivière Ourthe » serait donc particulièrement utile dans ce cas.

- In fine, vu l’année exceptionnelle que nous connaissons (sécheresse persistante), nous demandons un moratoire total d’une année (2019) concernant les activités de mise à l’eau d’embarcations sur la totalité de l’Ourthe, destinée à soulager l’ensemble de l’écosystème et permettre sa régénération évidente.

 

Impact économique

 

Considérant que l’activité touristique n’a d’autre objet que de créer de la richesse collective et des

emplois.

1. En consultant le bilan de la scrl MBR ( 2016, dernier disponible), il apparaît que l’ensemble des

activités, kayaks compris, n’a généré qu’un saisonnier temps plein pour un salaire brut patronal

de 14494 €

Le travailleur a été licencié fin de saison.

Le salaire brut patronal horaire est de 11,91 €/H pour ce travailleur soit moins de 8 €/h pour le brut

salarié.

Il apparaît clairement que cette activité ne crée pas d’emplois correctement rémunérés et augmente la

pauvreté dans la commune.

2. Considérant que les récentes décisions des régions Bruxelloise et Wallonne concernant l’utilisation

des combustibles dérivés du pétrole, diesel et essence, (l'interdiction en 2030 et 2035 soit dans 11 ans

pour l’un et 16 pour l’autre) vont bouleverser la mobilité vers et dans les campagnes, sans doute dès

2020, il paraît opportun d’effectuer une relecture des études économiques concernant le tourisme

de masse. Le kayak en particulier apparaît comme une activité économique peu utile.

3. Les changements climatiques, la baisse de la biodiversité, la dégradation de notre environnement ont

un coût économique et social non-négligeable. L’estimation de 7 % du PIB est communément admise

en Europe. Le tourisme de masse, en particulier celui relatif à l’utilisation de la nature comme moteur

touristique, a une part de responsabilité importante dans ces coûts. Il faut donc faire l’impasse sur

celui-ci.

4. L’eau est, comme l’air, un bien public gratuit qui profite à tous. Il doit le rester.

En privatisant pour 20 ans son usage, on prive la population d’une partie de ses droits et de son

patrimoine.

5. La dégradation de la qualité de l’eau (Le kayak joue un rôle important à ce niveau pour les eaux

de surface.) a également un coût que l’ensemble de la population paye via sa facture d’eau

potable.

6. L’activité de la société MBR est partiellement subsidiée par la collectivité à travers l’utilisation des

temps partiels pour les emplois, la gestion des déchets et des poubelles publiques, l’organisation des

zones de départs et d’arrivées etc. Alors qu’il n’y a pas de retour économique pour la population.

7. Enfin, les effets de rempoissonnements concernant des poissons comme le Barbeau, le Saumon ou

l’anguille sont réduits, voire supprimés, par cette activité. Les rempoissonnements sont le fait de

la RW, il s’agit de l’argent du contribuable.

 

 

Pour l’ensemble de ces raisons : demande d’annulation du permis

 

 

05 août 2018

 

 

 

Hé oui, la série continue.
MBR a son permis d'exploiter la rivière pour 20 ans .
Cette société va pouvoir , tout à fait légalement, consommer gratuitement notre patrimoine.
L'Ourthe reste le jouet de quelques uns au détriment de l'ensemble de la population.


En annexe les autorisations....

Drôle de spectacle samedi à Barvaux. Au débarcadère de Barvaux, c'était le full kayaks LPM.
Full ! Oui, mais ?
Sur la photo, vous verrez deux "gamins" occupés à regagner la berge en nageant parmi les kayaks et des gens sans gilet de sauvetage. 
Un kayak vide sur la photo 2
Tout cela ne gêne visiblement personne.

Quand je vois ça, j'ai peur.

 

 

Bernard Adam

Tout change. 
Le code wallon du tourisme était un peu vieillot. Depuis 2015, les différents gouvernements wallons se sont penchés sur ce gros bébé et fin 2017, le code wallon du tourisme nouvelle mouture nous a été communiqué.
Il faut être courageux pour le lire en entier, mais je fais le serment d'y arriver. 
Pour les curieux, il est ici (en partie car pour compliquer encore un peu le travail des wallons, le gouvernement renvoie systrématiquement à des décrets antérieurs... Pourquoi faire simple lorsque l'on peut faire compliquer)

J'ai noté quelques définitions qui peuvent servir. 

« Gîte rural » lorsqu’il est aménagé dans un bâtiment rural typique du terroir, indépendant et autonome ;
« Gîte à la ferme » lorsqu’il est aménagé dans un bâtiment, indépendant et autonome, d’une exploitation
agricole en activité ou à proximité immédiate de celle-ci


Un gîte grande capacité peut accueillir 15 personnes et plus. 
Plusieurs petits gîtes situés dans un même lieu, dont les capacités cumulées sont >15p, sont considérés comme un gîte grande capacité.




L’hébergement touristique de terroir répond aux conditions cumulatives suivantes :

1° le titulaire de l’autorisation est une personne physique ;
2° le titulaire et son cohabitant ne peuvent pas offrir plus de cinq hébergements touristiques de terroir au titre
de gîte rural, gîte citadin ou gîte à la ferme ainsi que pas plus de cinq hébergements touristiques de terroir au
titre de chambre d’hôte ou chambre d’hôte à la ferme;
3° l’obligation d’assurer un accueil du touriste;
4° Aux conditions relatives à la restauration fixées par le Gouvernement ; (qui reporte à un autre décret de 2016)

 

Outre le respect des conditions visées au paragraphe 1er, tout hébergement de grande capacité, qu’il soit
reconnu ou non par le Commissariat général au Tourisme, répond à un des deux critères suivants:

1° être en dehors d’un noyau habité, à une distance garantissant la quiétude des riverains ;
2° l’exploitant de l’hébergement touristique ou la personne chargée de la gestion journalière de l’hébergement
touristique assure la présence d’un responsable dûment mandaté en permanence sur place ou à proximité
immédiate et veille à la bonne application du contrat de location ainsi qu’au strict respect de la quiétude des
riverains.
L’exploitant de l’hébergement touristique s’assure que les occupants de ce dernier respectent les riverains et
leur quiétude normale. 

À bon entendeur....
À noter que les plaintes doivent être introduites auprès du Bourgmestre par lettre recommandée avec avis de réception (on ne sait jamais) . Petit conseil, envoyez également une copie au CGT. 


Changeons !

 

Clé Verte / Green Key est un programme indépendant, à finalité non commerciale, géré au niveau international par la FEE (Foundation for Environmental Eduction) et soutenu par l’Organisation mondiale du tourisme et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).

Quelques grands principes caractérisent la démarche du label « Clé Verte ». La labellisation est :

volontaire : ne participent que les gestionnaires ou propriétaires qui le désirent et en font la demande ;
positive : le label se distingue par son approche positive en devenant un outil de valorisation des efforts réalisés ; les participants sont assurés de la confidentialité de leur candidature et du contenu de leur dossier ;
annuelle : la Clé Verte n’est pas attribuée une fois pour toute, elle est réévaluée chaque année ;
neutre et indépendante : le label est octroyé à l’issue d’un audit indépendant permettant d’attester la situation dans l’établissement candidat ; le dossier passe ensuite devant un jury composé de représentants des secteurs environnementaux et du tourisme qui valide les candidatures ; 
évolutive : les critères liés à son obtention sont réévalués tous les trois ans, dans un souci d’adaptation aux évolutions en matière de législation et de pratiques environnementales ;
développée dans le cadre de partenariats : des représentants des secteurs concernés et d’ONG, d’administrations ou d’experts travaillant dans le domaine de l’environnement sont impliqués et consultés dans le cadre du développement du programme, ce qui permet d’assurer une bonne adhésion des bénéficiaires tout en garantissant la pertinence du label sur le plan environnemental.

 C'est un peu le bio du tourisme !sealed Ce n'est pas parfait mais c'est un grand pas vers le durable.

En Wallonie, c'est IEW qui labellise.

Nous avons plusieurs établissements à Durbuy. 

La Ferme du Pré Charmant - Au Soleil Levant- Au Cap - Au Soleil Couchant Rue Colonel Vanderpeere 14 – 6940 Grandhan-Durbuy
www.gitedurbuy.be
Les gîtes de La Ferme Du Pré Charmant sont des gîtes à la ferme à caractère champêtre qui peuvent accueillir de 2 à 26 personnes. Différentes possibilités d’activités sur place et aux alentours : les balades en pleine nature à pieds ou à vélo, la visite de Durbuy, les animaux des gîtes (vaches Highland, âne, lapins, etc.), sa plaine de jeux couverte pour les enfants ainsi que le vieux four à pains de la ferme qui a été restauré et qui est en activité chaque dimanche pour partager le goût du bon produit et du travail au rythme de la nature. 

Les démarches en matière de durabilité des Gîtes sont notamment les suivantes :

  • utilisation d’eau de pluie (pour les toilettes, lavage des vélos, arrosage) ;
  • panneaux photovoltaïques pour la production de l’électricité pour l’entièreté du site y
    compris le privé ;
  • déchets verts utilisés pour le compostage et restes alimentaires utilisés pour nourrir
    le cochon de la ferme ;
  • utilisation de produits écologiques uniquement y compris pour le privé ;
  • utilisation de chiffons en microfibres pour réduire la consommation d’eau et de
    produits chimiques ;
  • démarche visant à utiliser plus longtemps son mobilier, ses appareils, ses
    équipements (partenariat avec un réparateur local pour les électros, récupération en
    seconde main de mobilier) ;
  • 90 % des ampoules utilisées sont économes en énergie ;
  • réduction au strict minimum de l’éclairage extérieur et dans les lieux de passage ;
  • mise à disposition de bicyclettes pour les hôtes et activités nature proposées ;
  • obtention du label Bienvenue Vélo ;
  • application des démarches environnementales identiques à celles demandées dans
    le cadre de la Clé Verte, à titre privé ;
  • prise en compte de l’environnement lors de travaux d’aménagement ou de
    construction (matériaux de seconde main, attention au patrimoine local et à la qualité
    de l’environnement intérieur) ;
  • mesures en faveur de la biodiversité (mare, zone non-fauchées, prairie fleurie,
    potager sans pesticides, tas de bois) ; membre réseau-nature chez Natagora ;
  • accessibilité pour les personnes à besoins spécifiques (point de vue mobilité ou
    santé) ;
  • soutien d’activités environnementales ou sociales au niveau local.

Le Mont des pins
Tourisme social et gîte de grande capacité, possibilité de loger 300 personnes en tout.

La Maison Honorine - Rôwe Di Veule 34 – 6941 HEYD
http://www.maisonhonorine.be/fr/bienvenue
Chambres d’hôtes à Heyd, un village pittoresque au cœur des Ardennes belges près de Durbuy. La propriétaire, licenciée en kinésithérapie et avec 25 ans d’expérience, offre avec supplément des massages ayurvédiques et des traitements de réflexologie des pieds. Un sauna I.R. professionnel est à disposition des hôtes ainsi que, le matin, un petit déjeuner savoureux et énergétique à base de produits biologiques et faits maison.

  •  récupération d’eau de pluie pour machine à laver, toilettes et eau extérieure ;
  • débit de maximum 7 litres par minutes pour 75 % des douches ; 
  • débit de maximum 6 litres par minutes pour 75 % des robinets ;
  • utilisation de chiffons en microfibres pour réduire la consommation d’eau et de produits chimiques ;
  • peintures ou matériaux écologiques pour les aménagements intérieurs et utilisation de mobilier de seconde main ;
  • récupération des emballages par des fournisseurs ;
  • pas de nappes ou de sets jetables ;
  • offre importante de produits bio et équitables dans les produits alimentaires proposés aux hôtes ;
  • démarche visant à utiliser plus longtemps son mobilier, ses appareils, ses équipements ;
  • achats en circuits courts pour une partie des aliments ;
  • achats de légumes oubliés et mesures de lutte contre le gaspillage alimentaire ;
  • mise à disposition de bicyclettes pour les hôtes et activités nature proposées ;
  • obtention du label Bienvenue Vélo.

Changeons de tourisme !

 

Nous avons envoyé et/ou déposé à la Maison communale, nos remarques concernant cette demande.
Nous pensons que cette demande doit faire partie d'une étude globale sur les kayaks et autres embarcations sur l'Ourthe entre La Roche et Comblain. 2000 embarcations, c'est beaucoup...
L'étude d'incidence sur l'environnement est risible. Elle ne parle même pas des espèces communes de notre rivière.

Voici l'argumentaire

 

Réponse à l’enquête publique du 12-03-2018 au 27-03-2018 à 11 heures
« Obtention PE visant la descente de l’Ourthe entre Barvaux et Comblain avec 50 kayaks, 5
rafts et 11 paddles – The Outsider Ardennes 4170 Hamoir »
Ville de Durbuy - PE 116,2018


Avis négatif, rejet du projet.


Argumentaire :


A titre principal
1 - S'il doit y avoir étude d'incidence, elle doit porter sur le tronçon La Roche-Comblain en
entier. Sauf erreur, +/- 2000 embarcations à plusieurs rotations sur ce trajet.
Une étude d'incidence pour 66 engins de 3 trois types, à impact différents, n’est pas garant
d’un résultat scientifique, fiable, sérieux.

2 - Le demandeur mentionne un parcours courant de Barvaux à Comblain-au-Pont en
passant par Bomal et Hamoir.
Dans son document, il mentionne au point IV.3 l’utilisation de kayaks, rafts (radeaux) et
paddles (planches flottantes, uilisateur debout avec pagaie) ;

Le portail Environnement de La Wallonie précise ceci :
« Circulation des embarcations sur et dans les cours d'eau de la Région wallonne
Liste des cours d'eau sur lesquels la circulation est autorisée aujourd'hui (/) :
En date du 30 juin 1994, le Gouvernement wallon a adopté un arrêté réglementant la circulation des
embarcations et des plongeurs sur et dans les cours d'eau. Cet arrêté faisait suite à la nécessité de
prendre des dispositions en vue de protéger les cours d'eau, la faune et la flore qui y sont associés.
Cette nécessité résulte du développement important des activités récréatives liées aux cours d'eau,
lesquelles, lorsqu'elles sont confinées et pratiquées par un nombre élevé de personnes, entraînent
immanquablement une dégradation des biotopes aquatiques, de la flore, tant aquatique que rivulaire, et
un dérangement des espèces animales, lequel peut notamment compromettre leur reproduction.
L'arrêté du 30 juin 1994, modifié par l'arrêté du 20 juin 1996 et l'arrêté du 19 juillet 2001, a donc été
pris sur base de la loi du 12 juillet 1973 sur la conservation de la nature (version coordonnée officieuse
de l'arrêté du 30 juin 1994).
L'arrêté du 19 mars 2009 (http://environnement.wallonie.be/legis/eau/eacir006.htm), qui entre en
vigueur à la date du 1er juillet 2009, abroge l'arrêté du 30 juin 1994.
Il instaure notamment :
(...)
§ 2 – Circulation sur les cours d'eau
Les seules embarcations admises à circuler sur les cours d'eau sont :
celles utilisées par le gestionnaire ou ses délégués dans l'exercice de leurs missions, ou par les services de
secours et les services effectuant des missions de police ;
celles utilisées en vue de l'exercice du droit de pêche ou du droit de chasse ;
les embarcations de loisirs :
kayaks et canoës conçus pour transporter 3 personnes au maximum ;
bateaux gonflables conçus pour transporter 10 personnes au maximum ;
radeaux, à savoir les embarcations utilisées par les membres d'une organisation de jeunesse
reconnue par l'autorité compétente de tout Etat membre de l'Union européenne.
Les embarcations reprises aux points 2 et 3 ne peuvent être motorisées.
On remarque donc dans ce texte :
- que les radeaux autorisés sont ceux de membres d’une organisation de jeunesse reconnue
par l’autorité compétente de tout Etat membre de l’Union européenne, ce que ne précise pas
le demandeur expressément dans sa demande ;
- que les paddles n’y sont pas mentionnés, et qu’ils ne sont donc pas autorisés, le document
du demandeur inclus cependant ces engins dans son projet.

3 - Dans le point 4.2 « Impact potentiel sur les habitats d’intérêt communautaire », et 4.5
« Recommandations et mesures d’atténuations des impacts », le demandeur précise des
dommages potentiels : sur l’espèce « chabot » et impact sur radiers, impacts des accostages
et frottements.
Il est on ne peut plus étonnant de lire que les herbiers à renoncules « sont des embarras pour
la navigation et constituent une gêne importante pour les pêcheurs et les kayaks ».
Le demandeur est donc très clair : il s’estime dérangé dans son activité par une composante
essentielle et naturelle de la rivière mais décide tout de même de franchir ces « embarras »
malgré les risques pour cette composante qu’il décrit dans ce même point, tout en donnant
des consignes de passage précautionneux. L’écosystème doit donc se soumettre au
demandeur quoi qu’il arrive.

Si l’initiative du demandeur d’informer préalablement les utilisateurs d’engins au sujet de la
« bonne conduite » à adopter en navigation, le doute est permis quant à leur dextérité vu
leur inexpérience le plus souvent observée.
Dans ce même point, le demandeur s’engage à ne pas mettre des engins à l’eau sous un débit
de 3m3/sec. Le débit légal pour cette portion étant de 2,5m3/sec.

Sara Cristofoli, Biologiste Facultés NDP Namur - Docteur en sciences agronomique et
ingéniérie biologique ULiège, écrit dans la revue Mille Lieux N°2/2016 :
« Des débits seuils minimaux et maximaux ont été définis pour chaque cours d’eau. Le seuil
maximal reflète la limite au-delà de laquelle le kayakiste se met en danger dans des courants
trop importants.
Dans sa philosophie, le seuil minimal est quant à lui un débit en deçà duquel le kayakiste porte
atteinte au cours d’eau et à la vie qui s’y trouve. En réalité, les seuils minimaux ont été tirés vers
le bas pour maximiser les périodes d’ouverture. »

Mme Cristofoli poursuit, en considérant l’étude d’impact réalisée sur le tronçon de l’Ourthe
entre Nisramont et Maboge :
« Comme attendu, les descentes effectuées avec de faibles débits impactent de plus grandes
surfaces du lit mineur de la rivière. Pour le débit seuil de 3 m3/s autorisant la descente sur
le tronçon « Nisramont-Maboge », 40% du lit de la rivière sont impactés par les contacts
mécaniques liés au passage de l’embarcation (coup de pagaie et raclage par le kayak
confondus). La figure 2 fait clairement apparaître une nette augmentation des surfaces
impactées par le raclage du kayak lorsque le débit de la rivière passe de 6 à 4,4 m3/s. À ces
deux valeurs de débit, la proportion de surface impactée par les coups de pa- gaie se stabilise
autour des 20% alors que le raclage par le kayak fait grimper le pourcentage total de la
surface touchée à plus de 30%.

Les descentes « test » réalisées ont également montré une hiérarchie dans les faciès les plus
touchés par les contacts mécaniques. Le faciès « radier » arrive en tête (82,5% des radiers
affectés par cet impact lorsque la descente s’effectue à un débit de 4,4 m3/s), suivi des
zones de gros blocs et des zones de plat. Or, les radiers sont des zones privilégiées pour la ponte
de plusieurs espèces de poissons et de macro-invertébrés et ils jouent un rôle de «nurserie »
pour de nombreux organismes aquatiques. »

 

Dans cet ordre d‘idée, Mme Cristofoli suggère « le relèvement de la valeur-seuil du débit
autorisant la descente d’embarcations de loisir à une valeur minimale de 6 m3/s pour la
pratique du kayak ».
Bien qu’il s’agisse ici de données pour la section précitée de l’Ourthe, il serait difficilement
imaginable que les impacts décrits ne soient pas présents avec la même amplitude dans la
section Barvaux-Comblain visée par le demandeur.


4 - Toujours dans le point 4.5 et le point 4.6 du document du demandeur :
il est question de limiter les mises à l’eau sur ce secteur par des engagements individuels des
loueurs « compte-tenu de l’intérêt biologique plus élevé du parcours Palogne-Hamoir (nids de
martin-pêcheurs, herbiers) ». Concernant l’avifaune, il est curieux de constater que seul le
martin-pêcheur soit cité dans le document . Sur quels fondements peut-il alors éluder
d’autres espèces potentiellement présentes comme le Cincle Plongeur par exemple et les
dérangements des aires de pêche et de nidification de ces oiseaux ?
Le demandeur parle également de «Recommandations externes (...) susciter des travaux de
recherches spécifiques sur la biologie de la mulette épaisse et de la petite lamproie » : suciter
est une chose, concrétiser les recherches en est une autre. Le demandeur montre ici un vœu
pieux, mais ne propose pas de mesure concrète d’engagement ni d’aboutissement. De plus,
pourquoi se limiter à ces deux espèces ?
L’inventaire des populations et leur biomasse est absente, pas de trace donc de « Truites,
ombres, chevesnes, barbeaux, hotus, brochets, perches, goujons, ablettes, vairons » ou des
espèces en cours de réintroduction comme le saumon, très sensible à la qualité de l’eau.
La protection des frayères (Bomal) n’est pas abordée.
La flore et micro-flore de la rivière n’est pas abordée, serait-elle inconnue du demandeur de
même que les insectes aquatiques et aériens ? La liste s’allonge ...
Il n’y a rien sur les sanctions à prévoir en cas de non respect des règles en vigueur.


5 - Quelques impacts précis non répertoriés par le demandeur : il s’agit ici d’une synthèse
d’éléments impactants, décrits par Mme Cristofoldi :
- une remise en suspension du limon et de la couverture biologique entraînant une
augmentation de la turbidité de l’eau et un colmatage du fond de la rivière
- une augmentation de la dérive de certaines espèces de macro-invertébrés, délogées par le
kayak.
- la mise en péril de certaines populations d’espèces. La moule perlière en est un bon exemple
- un milieu instable (chocs, déplacements d’eau) avec des conditions souvent défavorables au
maintien des organismes survivants (macro-invertébrés, œufs de poissons et alevins) ainsi qu’à
la recolonisation des différents habitats
- un effet « mini-tsunami », par l’onde transversale provoquée par le passage de l’embarcation.
Lorsque l’onde arrive contre les berges, elle y provoque une montée subite du niveau de l’eau
suivie d’une descente rapide. Ce mouvement d’eau est d’autant plus marqué que le débit de la
rivière est faible. L’onde aura un effet sur la structure de la berge.
- la modification comportementale du poisson vis-à-vis du passage des embarcations
(augmentation des comportements de fuite, stress régulier, ...).
- impact probable mais non étudié : la libération dans la rivière de particules de fibres de verre
qui composent la coque des kayaks et qui pourraient nuire aux organismes aquatiques. Ces
fibres ont un fort pouvoir de pénétration dans les tissus vivants (épiderme p.ex.) et sont très
irritantes. Si l’impact des fibres de verre est méconnu, la libération de ces fibres est une réalité.
L’usure de la face inférieure des coques liées aux frottements du kayak sur le fond du cours
d’eau en est la démonstration.


6 -En citation, voici un risque décrit dans le «Rapport de Mission : le développement des
sports et loisirs d’eau vive en France, impact sur le milieu aquatique et conflits d’usages »
par Germain LEYNAUD, ingénieur Général du Génie Rural des Eaux et des Forêts - Louis
BLAISE Chargé de Mission d'Inspection Générales, membres de la MISE (Mission
d’Inspection Spécialisée de l’Environnement - France)
« l'accommodement (...) à voir sans réagir, à certaines périodes, une occupation "à
saturation" de certaines portions de rivières, qui peut conduire à un véritable accaparement
par les pratiquants d'eau vive au détriment des autres usages, alors même qu'une pluralité
des fonctions devrait être recherchée ».
A titre secondaire
On peut observer régulièrement sur le tronçon visé par le demandeur, durant l’été
principalement, des kayaks abandonnés dérivant tôt le matin au gré du courant, des familles
entières hors embarcations jouant sur le lit de la rivière comme sur une plage, ainsi que des
mises à l’eau sauvages en berges non-dédiées officiellement à l’embarquement. Une journée
d’observation de ces phénomènes par un agent administratif officiellement mandaté
confirmerait les faits. Ce constat devrait être établi avant toute recevabilité de dossier tel que
celui présenté par le demandeur.


Conclusion :
Les imprécisions et manquements importants dans le document du demandeur démontrent
une impréparation profonde du dossier, un manque de professionalisme inacceptable dès
lors qu’il s’agit d’une activité aussi impactante pour l’écosystème « rivière ».
Je rejette donc cette demande.
26 mars 2018

Si vous en doutiez, voici une prise de position qui éclaire notre petite lanterne.

Dans sont édition de ce matin, le soir publie une lettre ouverte d'une centaine de médecins à ce sujet: « Réduire le nombre de victimes de la pollution de l’air est possible, écrivent-ils. Mais cela exige des mesures plus ambitieuses et plus efficaces. »

Comme ça c'est fait ! 
Quelles sont les mesures proposées ? 

(Extrait début)

L’un des problèmes les plus graves à Bruxelles réside dans l’usage abusif de motos, de voitures, de camionnettes et de camions utilisant des carburants fossiles et, en particulier, du diesel.

Réduire le nombre de victimes de la pollution de l’air est possible, mais exige des mesures plus ambitieuses et plus efficaces comme :

► La modification écologique de la taxe sur la circulation : avec le découragement fiscal de la mobilité fossile et l’encouragement de la mobilité propre ;

► La préparation à l’interdiction du diesel avec une communication ciblée et un encouragement de la population et des navetteurs à choisir des moyens de transport propres ;

► L’obligation d’utiliser des filtres à suie dans les moteurs diesel associée à une stricte conformité jusqu’à l’interdiction du diesel ;

► Une stricte conformité avec l’interdiction de laisser le moteur en marche au point mort ;

► Des mesures de contrôle et de gestion du trafic local, contraignantes, incluant des moyens pour diriger les conducteurs vers les zones de stationnement les plus proches ; afin d’éviter le trafic inutile.

► Fixer des normes de distance de sécurité entre les artères de circulation comme source de pollution atmosphérique et les lieux de séjour des populations vulnérables et les zones résidentielles ainsi que l’application de ces normes ;

► Des transports en commun accessibles à tous, efficaces, confortables et propres et une mobilité partagée combinée avec le stationnement aux abords de la ville et des gares ;

► Des investissements importants dans les installations cyclables et les bicyclettes électriques.

(Extrait fin)

 

Et nous alors ?
Nous subissons également des vieux bus euro 1 d'un opérateur touristique, bienvenue aux vieilles camionnettes, aux ancêtres et aux camions de la guerre 40... Bienvenue aux SUV et Pick-up inutiles.(PORSCHE CAYENNE 3 III 4.0 V8 550 TURBO, co2 = 272g/km. Comment ose-t-on laisser circuler de tels véhicules sur nos routes ?)
Dans cette bande de terre qui va de Grandhan village à Bomal, il y a une circulation comparable à celle d'une ville, de Pâques à octobre. Un nombre de voitures multiplié par 4 ou 5 dans une cuvette le long de l'Ourthe. Quid de la santé de nos habitants ? Quelles sont les mesures envisagées par l'actuelle majorité ? Et les autres partis ?
Faut-il rendre la population malade sous prétexte d' emplois ? 

 

http://plus.lesoir.be/125189/article/2017-11-20/la-population-vit-dans-un-air-dangereux-lappel-de-100-medecins-belges-contre-la

Dans quelques jours nous parlerons des poubelles

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(Texte de Jacques Ninane)

Taxe sur les secondes résidences


Définition d'une taxe (Larousse) :
Prélèvement à caractère fiscal, destiné à alimenter la trésorerie de l'État, d'une collectivité locale ou
d'un établissement public administratif en contrepartie d'un service rendu aux administrés.


La résidence secondaire (source Exa Compta) :
La résidence secondaire est une habitation autre que la résidence principale (le domicile, lieu où une
personne vit le plus souvent et y a son adresse officielle), c'est-à-dire une habitation où la personne
qui y loge y conduit des activités dites « secondaires ». Certaines personnes disposent de plusieurs
habitations qu'elles occupent à tour de rôle dans l'année. Par exemple, une personne qui vit dans son
appartement en ville onze mois de l'année et qui passe ses vacances d'été dans sa maison de
campagne, dispose de deux résidences. La première est qualifiée de Résidence principale et l'autre,
de résidence secondaire. De même, une personne qui voyage toute l'année d'une de ses nombreuses
résidences à une autre, ne disposera de fait que d'une seule Résidence principale et de nombreuses
résidences secondaires. Une résidence secondaire est un logement utilisé pour les week-ends, les
loisirs ou les vacances. Les logements meublés loués (ou à louer) pour des séjours touristiques sont
également classés en résidences secondaires.


La taxe "Secondes résidences" : - « La Libre » (septembre 2013)
"La Belgique taxe les occupants de secondes résidences à l'échelon provincial ou communal. Cette
taxe est basée non pas sur le droit de propriété, mais sur le fait que l’occupant n'est pas domicilié
dans ce bien et qu'il ne s'acquitte donc pas des impôts dont les entités tirent leurs principales
ressources financières. [...] Toutes les provinces et communes de Belgique ne lèvent pas cette taxe.
Et quand elles y souscrivent, elles sont plus ou moins libres d'en choisir le montant. Ainsi, la province
de Namur taxe ses secondes résidences d'un montant annuel fixe et forfaitaire de 75 €/an. [...]"


Note de jacques : ne pas confondre avec un bien mis en location dont les locataires y seraient
domiciliés officiellement. La taxe n’est pas d’application.

Note de la circulaire budgétaire Wallonne en la matière, juillet 2015 :
Les biens taxés comme « seconde résidence » ne peuvent donner lieu à l'application d'une « taxe de
séjour » des personnes qui les occupent.
La « taxe sur secondes résidences » peut varier selon
l'importance des secondes résidences. Recommandation d'un taux de 640 euros au maximum.
(Note jacques : à Durbuy, toutes les secondes résidences sont taxées forfaitairement à 640 euros. Il y
aurait un petit 1000 résidences secondaires dans la commune (ne pas confondre avec les hôtels,
chambres d'hôtes, gîtes à la ferme(ou autres), meublés de tourisme loués régulièrement pour des périodes
contractuelles déterminées courtes à des personnes différentes.

Avis du Conseil d'Etat suite à une plainte concernant cette taxe :
-"(...) la taxe (...) impose l’usage d’un immeuble, sous la forme d’un forfait, c’est-à-dire quel que soit le
revenu - théorique ou réel - que ce bien produit et, de manière plus générale, quel que soit le revenu
global imposable du contribuable;
- (...) l’objet premier de cette taxe est de frapper un objet de luxe dont la possession démontre dans
le chef du redevable une certaine aisance et qui ne revêt pas un caractère de nécessité comme
l’exercice d’une activité professionnelle ou la possession d’une première résidence; ..."

Mon avis :
Le principe de cette taxe est pour moi justifié.Les occupants d'une seconde résidence (non-inscrits au registre de la population de la commune
où se trouve cette seconde résidence) bénéficient de biens et services collectifs à caractères
multiples - administrations, infrastructures, loisirs, sports, embellissements, ...- que la collectivité
locale (notamment) finance. Les habitants, réguliers ou non, doivent participer solidairement aux
coûts.
Là où cette taxe est profondément injuste à Durbuy, c'est sur son aspect FORFAITAIRE .

Deux exemples :

- je possède une seconde résidence de 58 m 2 au total, WC compris, non-compris une ancienne
étable utilisée comme fourre-tout. Cette petite maison est une co-propriété (mon frère et moi)
datant du début du 19e siècle, aménagée modestement comme maison de vacances dans les
années ’70-80. Elle peut accueillir 2 personnes (3 en se poussant) avec un confort simple, il faut se
contenter d'un peu plus que le minimum. Elle est dans la famille depuis près de cent ans et j'en ai
co-hérité en 2012. Je paie donc 640 euros de TSR même si je suis domicilié dans la commune, car
mon frère est domicilié en région liégeoise.

- une maison de 200 m 2 a été achetée dans mon hameau comme seconde résidence, luxueuse, avec
immense jardin et piscine. Capacité 7 personnes. Le propriétaire paie 640 euros de TSR
également.
Les 7 personnes potentielles de cette maison utilisent les équipements et infrastructures de la
commune tout comme les 2 personnes de ma maison.
Ratio : 91,5 €/personne pour la maison de luxe et 320 €/personne pour la mienne.
Un occupant n'est donc pas égal à un autre dans sa contribution au financement des efforts publics
locaux, alors qu’ils les utilisent pourtant de manière égale.

En lisant le texte du Conseil d'Etat ci-dessus, je me demande qui a bien pu imaginer qu'une maison
de 58m 2 , très modeste, est « un objet de luxe démontrant une certaine aisance ». On aurait envie
d’ajouter « signe extérieur de richesse ». (Tu parles.)

CONCLUSION :
- au Conseil Communal de novembre 2012, les groupes CdH et ECOLO ont voté l’augmentation de
cette taxe de 525 à 640 €
, sans remarque. Les groupes PS et MR ont voté contre, ainsi que l’élu
indépendant M. Laurent. La taxe était de 5000 FB (125 €) dans les années ’90' et de 450 € en 2010.

- la taxe sur les secondes résidences à Durbuy frappe aveuglément et de manière impéraliste.
Oui à une taxe modulée au cas par cas - sur des critères d’espace viable et de qualité de logement, ... -
non à une injustice sociale qui n'a d'autre but que d’engranger des recettes communales faciles et
à toute vapeur.
La commune a le pouvoir de révision et modification de la taxe, elle doit donc l’utiliser. Taxer plus
les maisons imposantes avec un espace viable considérable et taxer moins dans les cas inverses.
- la Province taxe également les secondes résidences d’un montant forfaitaire de 50 €. La TSR
totale est donc de 690 €/immeuble à Durbuy.
Accessoirement , « La Libre » 09 2017
- "Alors que leur parc (de secondes résidences) augmente sur la côte belge, il reste stable en
Ardenne. Entre 2000 et 2010, le nombre de ménage belges disposant d’une seconde résidence en
Belgique a augmenté de 38 %. Sur quasiment la même période (2000-2008), la province de
Luxembourg en a perdu un peu plus de 0,5 %. L’offre est là (en 2017). Elle n’a jamais été aussi
importante, alimentée notamment par les maisons de village que les personnes âgées quittent
pour un appartement en ville. Mais la demande n’est pas terrible - du moins en secondes
résidences"
Jacques

Pièce à casser, ceci ne prétend en rien refléter l’exactitude administrative officielle, les
informations sont issues de sources multiples.

                                                                                                                                          

 

Bonjour,

 

Suite et fin de notre série de l'été 2017 "Le petit train touristique de Durbuy".

Dans ce 3e et dernier épisode, vous connaîtrez enfin le dénouement de cette intrigante affaire !

Tant sur Facebook que sur Twitter, elle a suscité de la passion, de l'interrogation, et même quelques fois des conclusions que certains impatients n'ont pu réfréner, pensant, à tort, à je ne sais quelle prétendue machination, voire soulevant peut-être même une hypothétique théorie de complot à l'encontre d'un investisseur venu du nord, d'une entreprise locale, voire même contre la Ville elle-même, rien de moins ! Tout cela n'étant évidemment que de la spéculation gratuite destinée probablement à créer le malaise ou à me déstabiliser.

Il en faut davantage pour m'impressionner, et c'est donc l'esprit serein que je me suis mis à la chasse aux réponses.

Pour vous épargner une longue lecture, si la législation n'est pas trop votre tasse de thé, vous pouvez télécharger une copie des courriels reçus tant de la RW que du Fédéral (SPF) sur ce lien (13 pages PDF), ils éclaireront votre lanterne, si j'ose me permettre cette métaphore de chef de gare !

Ma quête à commencer le 28 juillet 2017, en pleine période de vacance, interpeller les administrations dans la fourchette juillet/août, ce n'est pas vraiment l'idéal pour obtenir rapidement des réponses, et pourtant, en début septembre, mon dossier était pour ainsi dire complet. Il ne me restait qu'à obtenir la position communale par rapport à la problématique.

Le 9 septembre, j'ai interpellé le Directeur général et le Collège sur le sujet, le 12 par courriel, la réponse m’était annoncée, le 14 le facteur déposait la lettre officielle dans ma boite, je dois souligner la rapidité exemplaire avec laquelle la commune a traité ma demande.

Le dossier se clôture donc aujourd'hui, sous réserve d’une vérification à la DIV (La Direction pour l'Immatriculation des Véhicules), avec une heureuse nouvelle, l'exploitant de l'engin, la société LPM de Durbuy dispose d'une autorisation du collège, consentie en bonne et due forme le 12 octobre 2016, la délibération, sous la référence n° 48, autorise l'exploitation en tant que "Divertissement public" et délivre ainsi à la société LPM le permis adéquat à l'usage commercial du train miniature touristique sur la voie publique, le singulier étant employé, j'en déduis qu'un seul engin est actuellement utilisé, conformément à l'autorisation précitée.

Cette autorisation n'est pas limitée dans le temps, elle ne nécessite donc pas en l'état, d'une demande de prolongation. Ainsi, il est possible d’en déduire que et tant que le véhicule satisfait aux divers prescrits du code, il peut être utilisé.

Le conducteur du train est un ressortissant belge, employé par LPM, il dispose d'un permis de conduire conforme à la conduite du véhicule, pour autant qu’il soit requis (voire dans les annexes).

L'utilisation d'un engin sous immatriculation portugaise s'explique assez simplement, le constructeur du train commandé par LPM ayant fourni un véhicule ne répondant pas aux attentes du client (LPM), il a été renvoyé, un train conforme a été prêté par le fournisseur en remplacement de celui ne donnant pas pleine satisfaction, juste le temps de la mise en conformité de la chose achetée.

Il n'empêche que l'utilisation d'un véhicule étranger sur le sol belge soit réglementée, je suis le dossier de près évidemment, mais pour l'instant, rien ne permet de penser que l'exploitation soit contraire à la réglementation, tant fédérale que locale.

Avec ses renseignements puisés à la source, le train est bel et bien en gare, vous pouvez, le cas échéant, l’employer en confiance, pour un tour de Durbuy, à l'instar des milliers de touristes l'ayant utilisé avant vous depuis octobre 2016.

Si à Durbuy, on n'a pas de rails, il n'empêche que l'on sache y faire rouler les petits trains électriques.

 

A bientôt,

Alain ROPPE

  

Bart Maerten, le partenaire local de Coucke, en a assez des critiques. "SOS Durbuy est un groupe marginal qui est contre tout, le reste de la population se montre positif. J'ai déménagé à Durbuy quand j'étais petit, j'ai développé une entreprise familiale de classes nature pour les écoles. Nous voulons améliorer la région, nous ne voulons pas manger tous les autres commerces. Et je n'ai encore jamais entendu Marc parler du château. Même si on ne sait jamais avec lui." Extrait du Knack, le vif du 11/08 Nathalie Carpentier sous le titre de "Le Durbuy de Marc Coucke: "Ceux qui ne sont pas assez chics sont mis à la porte"".

Personne ne reconnaît les mérites de Monsieur Maerten. Ce (presqu')enfant de la région a fait ses études au collège Veurne à Furnes ce qui lui donne ce petit accent que nous aimons tous.
C'est pratiquement tout ce que le grand public sait de lui.

Pas grand chose direz-vous.
C'est vrai. 
Mais nous lui devons notre existence.
Sans lui, nous n'existerions pas. Il a été à la fois moteur, carburant et comburant de SOS Durbuy, de l'ASBL Pays de Durbuy et de la liste citoyenne Changer ? Changeons !
C'est pour cela que nous le remercions.

Car ces 3 structures citoyennes dépassent largement l'entreprise de Monsieur Maerten. Qu'il ne se tracasse pas, nous ne lui voulons pas de mal.
Nous ne sommes pas contre tout. Nous avons une multitude des choses en commun.

Comme lui, nous aimons notre commune, comme lui, nous aimons l'Ourthe, comme lui, nous désirons son développement.
Mais, il y a quelque chose qui nous sépare. C'est comme la différence entre le cochon et l'homme, 99% de l'adn est pareille, c'est le pourcent qui fait la différence.
Nous nous aimons Durbuy avec des touristes qui acceptent notre culture et viennent s'y baigner, nous aimons l'Ourthe sans Kayaks et un développement décarbonné.

Finalement, le marginal, contre tout, ce pourrait être Bart Maerten.
Il est seul et nous sommes nombreux...

Merci !


Changer ? Changeons !

Pas besoin d'aller chercher un chef étoilé dans d'autres contrées
ou des animateurs bilingues néerlandais anglais,
Non, nous avons le labyrinthe, c'est de chez nous et pour nous.
Nous pouvons en être fier. Beau, bien fait, propre, plus simple qu'il y a quelques années.
On peut y passer la journée avec Aladin (ou sans).
Le labyrinthe, un bel accueil, de beaux jardins, des jeux rigolos et des acteurs au top.

Allez-y avec vos petits, min 4 ans, 6 ans, c'est mieux.
J'y ai été avec mes petits enfants, souvenirs assurés. 

http://www.lelabyrinthe.be


Changer ? Non... Pas cette fois ! Alors ne changeons pas !


Partageons-le 

 

Sortez les masques et les mouchoirs, le 18 juin prochain, la pollution débarquera plein pot à Durbuy Vieille Ville.
Le Parc Baudouin va en effet accueillir des dizaines de véhiculesde la marque  «  Maserati ,» de tous types, ces puissantes mécaniques débarquent chez nous pour le seul plaisir des membres du club "Maseratisti Fiamminghi" ce qui signifie "Maserati flamande" ! Pour de belles Italiennes (conçues à Bologne), c'est un comble...!

Un financier flamand investit chez nous dans un esprit "Nature" (dit-il) et stoppe les activités motorisées qui existaient (mais rendues illégales auparavant sur décision judiciaire), et aujourd'hui, voilà des gens de West- Vlaanderen débarquant avec des véhicules qui affolent les aiguilles des réservoirs à essence. Exemple, la Maserati 3200 GT consomme en conduite plutôt agressive, certains(es) diront sportive, pas moins de 25 litres au 100 km, soit  plus de 4 fois plus qu’une Renault break de 2006 !

Imaginez alors la consommation des dizaines de bolides attendus.

La pollution de l'air dans la cité médiévale sera à son paroxysme avec tous les moteurs de ce smonstres vrombissant à l'unisson, histoire d'abreuver les chevaux (fiscaux).

Dans le contexte du réchauffement du climat, des accords de Paris lors de la conférence des parties sur le climat (COP 21 en 2015) mais aussi et peut-être surtout de la convention des Maires récemment signée par le Bourgmestre de Durbuy, engageant la commune à des actions locales visant la réduction des polluants néfastes au climat, CELA EST INADMISSIBLE.

 

Cette expo- organiser de véhicules, certes très beaux (si on aime ce genre), mais aussi hyper gourmands en benzine, doit amener chaque citoyen à

se poser la question en regard à cette déferlante polluante : de qui rit-on ?

On sort un arrêté communal interdisant le stationnement des motos au centre de la vieille ville pour cause de pollution (bruit et échappement) et rien pour des monstres automobiles friands de la benzine par citerne entière ? Le pouvoir de l'argent n’est vraiment pas loin ... 

Le trou dans la couche d'ozone, c'est la faute aux vaches, et le réchauffement du climat, une invention chinoise (selon Trump).  Il serait temps de se bouger, pour notre environnement, pour la qualité notre air, et de notre quiétude campagnarde, 3 éléments en voie d'extinction, et ce n'est pas uen blague, ouvrez les yeux, les oreilles et le nez,  c'est la réalité dans le Durbuy d'aujourd'hui, et cela doit changer.

Mesdames et Messieurs les membres du Collège et Conseil de la commune de Durbuy, faites interdire d’urgence ce cirque polluant et tous les autres à venir. Soyez logique avec vous-mêmes.

Merci pour notre qualité de vie A TOUTES ET TOUS !

 

Le Collectif SOS DURBUY

 

 

Il y a des bruits.
 Adventure Valley ne respecte pas la législation en vigueur concernant les kayaks : trop de kayaks dans trop peu d'eau.
Un autre bruit, plus discret, chatouille nos oreilles : les autorités compétentes, Bourgmestre  et Ministre,  seraient d'accord.
Normal direz-vous ! Détruire totalement 10 km de rivière sous la bannière "La nature au bout des doigts", semble logique.(Pour rire)
Ce qui l'est moins c'est la permission donnée à un opérateur de mettre la santé de ses clients en danger.

L'eau doit respecter des normes sanitaires strictes pour être une zone de baignade. Sur le territoire de Durbuy, la pollution est telle qu' aucun tronçon ne respecte ces normes.
La baignade est donc interdite partout ! 
Lorsqu'il fait chaud, les kayakistes ne se gênent pas pour prendre un petit bain frais, s'il n'y a pas d'eau assez, ils portent la barque, bref ils se baignent.

La question est double : une entreprise peut-elle mettre en danger la santé de ses clients pour générer des revenus ? Là, on dit non. Adventure Valley devrait renoncer à ses kayaks puisqu'elle connaît les dangers.
(Si elle continue, un jour ou l'autre, elle sera au centre d'un scandale qui signera le glas de ses activités.)
Un bourgmestre, ou un ministre, peut-il autoriser cette entreprise à agir ainsi alors qu'il connaît les enjeux de santé publique ? 
Ne pourrait-on pas parler de non-assistance à personne en danger ? De mise en danger de la santé des touristes.
Quel est le degré de responsabilité politiques en cas d'intoxication grave ? 

Et nous, on sait aussi ...! 

Alors.