La ville de Charleroi propose des poules à ses habitants pour réduire les déchets ménagers.
C'est une bonne idée, pas neuve, mais bonne.

Notre échevin des travaux, Freddy Paquet avait fait la même proposition il y a quelques années.
C'était une belle idée mais 
Philippe Bontemps l'avait balayée d'un revers de la main, on ne sait pour quelle raison.

En ruralité, l'élevage de poules ne pose guère de problème.
Nous pourrions également envisager les poulaillers collectifs, pour ceux qui ne disposent pas de jardin.
Pas trop grands et facilement gérables, pas plus de sept ménages.
Bio ou non, le bien être animal respecté, les oeufs sont incomparables.

Un enclos pour garantir des renards et une "cabane à poule" de 4 m2...Fermeture automatique de la porte
Partage du travail et des frais...

Parfait pour les rencontres, l'établissement de projets de quartier, la mixité sociale, en plus de la réduction des déchets "verts"

Pour info, cela existe déjà à Durbuy, à titre purement privé, 14 personnes,14 poules et des oeufs ultra-frais.

C'est la preuve par "neuf" que ça peut fonctionner !

Changeons !

 

Lundi, on parle tomates à Wéris.
Une affiche, c'est mieux qu'un texte.

La souveraineté alimentaire est  un droit  qui laisse la possibilité aux populations, aux États ou aux groupes d'États de mettre en place des politiques agricoles les mieux adaptées à leurs populations sans qu'elles puissent avoir un effet négatif sur les populations d'autres pays. La souveraineté alimentaire est donc une rupture par rapport à l'organisation actuelle des marchés agricoles.

Cette notion est très importante pour notre avenir. Nous devons pouvoir produire la nourriture nécessaire à notre bien être, sans gêner la production des autres populations.
Ce droit est une partie intégrant la notion de démocratie. Choisir sa nourriture, choisir de la produire, choisir de la consommer.
Ce choix donne énormément de liberté en cas de conflit.
C'est aussi un choix de proximité, un choix plus écologique.
C'est un choix plus juste puisqu'il intègre le respect d'autres populations, d'afrique, d'Asie, d'amérique du sud mais aussi des USA ou du Canada.
La population peut facilement exercer des pressions sur le producteur de sa région mais n'a aucun poids sur les producteurs chinois ou américains.

La souveraineté alimentaire ne peut se réaliser que si on opère une modification importante de l'agriculture.
IL faut diversifier les productions, quitter les BBB hors sol pour élever des bovins au champs, en moindre quantité, récupérer les espaces nécessaires à la culture de
céréales destinées à l'élevage pour y faire pousser les céréales nécessaire à nourrir les hommes.
Cultiver les légumes et fruits traditionnels sur les terres adaptées, quitter la production industrielle pour retrouver un peu de sagesse, de respect de la terre à celui de la biodiversité.

Ce choix n'implique pas le retour à la charrette à bras, au bœuf tirant la charrue,au désherbage à la houe, non ce n'est pas retour dans le passé mais une vision globale de l'activité agricole avec une maîtrise
des filières. Du début à la fin. L'agriculteur y retrouvera sa fierté et son talent et nous la qualité et la souveraineté alimentaire.

Pour réaliser ce travail, il faut la volonté populaire d'acheter local et de réclamer des engagements aux agriculteurs, mais aussi au niveau des communes, cesser de gaspiller les terres et prairies en lotissements inutiles, en zones d'amusements pour crétins ou en Zonings de développement qui ne font que déplacer les entreprises sans vraiment créer de richesses.
Il faut changer de politique, gérer notre patrimoine avec sagesse, sachant qu'il est presque toujours impossible de réhabiliter des terres utilisées pour le logement ou  l'industrie et de récupérer la biodiversité détruite par les irresponsables qui fréquentent ce type de parc

La souveraineté alimentaire est à ce prix.