C'est visiblement l'heure des petits cadeaux électoraux au CDH.
Régularisations multiples, déclassement de chemins pour pouvoir les vendre aux électeurs potentiels. 

Justement en parlant de petits chemins, il y a un an (ou plus ?), la commune de Durbuy a demandé aux citoyens de faire le relevé des chemins ouverts ou non pour mettre à jour le cadastre des chemins à Durbuy.
J'y ai participé pour une partie des chemins de Grandhan, Petithan et Rome. Il fallait vérifier l'existence des chemins et sentiers figurant "à l'Atlas" et leur état, photos, tracés etc.
Un très gros travail pour quelques dizaines de bénévoles.
En contrepartie, il devait y avoir une concertation pour déterminer les chemins à déclasser, ceux à mettre en réserve, ceux à rénover et ceux à ré-ouvrir.

Depuis plus de nouvelles jusque il y a quelques semaines, le déclassement de 5 chemins en vue de les vendre aux riverains.

La commune s'est moqué de ses habitants bénévoles.
Pas de merci et "paf dans vos gueules, on est les chefs et on fait ce qu'on veut".

Belle mentalité !

Bernard Adam

                                                                                                                                                         

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Le wallon, vous savez, cette langue qui caractérise si bien les gens de la partie francophone du pays, d'ailleurs d'eux, on dit : les Wallons, car ils sont les habitants de la Wallonie, Les Djins d’Amon nos-ôtes ! Jusque-là, je pense que pour tout le monde la chose est limpide.

 

Ou l'affaire se corse, c'est que le wallon se meurt, pas l'habitant, mais sa langue, son dialecte, je ne suis pas historien, mais de ma mémoire, je retire des éléments qui me permettent de dire que depuis les années 50/60, le wallon parlé est en déclin, il s'agit pourtant d'une partie conséquente de notre patrimoine immatériel, le wallon se meurt pourtant bel et bien.

 

De temps à autre, une émission, pour les anciens, passe à la radio, il est possible de retrouver certains spectacles ou des diffusions en Wallon sur la chaîne de la télévision publique francophone “La trois“. Dans nos villages, des pièces en Wallons sont présentées au public pour le plus grand plaisir des amateurs, mais malheureusement, les enfants n'y sont pas sensibles, leurs parents ne le parlent pas, ne le connaissent peut-être même pas ou alors de façon très limitée.

 

Est-il pensable d'accepter cet état de fait, est-il envisageable d'accepter la mort d'une partie de nos racines, ne devons-nous pas y remédier par des moyens adaptés à cette situation et en fonction de notre culture ?

 

Certains diront que cela est inutile, que d'autres choses sont bien plus importantes, certes, pour ces autres choses, il faut aussi agir, mais je vous rappelle que ce n'est pas la réponse adaptée pour la situation.

 

D'autres diront qu'avec le wallon on ne va nulle part, mais c'est inexact, en ayant une bonne connaissance de cette langue endogène, toute une littérature est alors accessible, sans parler des pièces, comédies et autres distractions de cabaret, des animations de marionnettes produites en wallon, notamment pour la Saint-Nicolas et la fête de Noël sont encore jouées de nos jours, au théâtre Tchantchès à Liège par exemple, et le public n'est pas composé que d'adultes, pas mal d’enfants se régalent des tribulations des personnages faits de bois et animés par des ficelles. Un pur bonheur.

 

Sans oublier les revues et comédies du “Troqua“ ou plus pompeusement le Théâtre du Trocadéro, ce haut lieu de la Cité ardente, un incontournable.

 

Je pourrais vanter que le wallon n'est pas vulgaire, contrairement aux idées reçues, il m’est aussi possible d’affirmer que toutes les personnes que j'ai rencontrées ces derniers temps sont unanimes à convenir qu'il était interdit de parler wallon à la maison, et cela, un peu après la Seconde Guerre mondiale ! Les trente glorieuses prenaient un accent très francophon dans la vie quotidienne. Alors tous ces gens ont appris, tout comme moi, à parler en cachette en écoutant les grands-parents, mais oui, on pouvait être autodidacte pour apprendre le wallon. Pour les maths et le français, c'était la une autre paire de manches.

 

Si bien qu’un constat établît qu'aujourd'hui, la plupart des personnes ayant passé la cinquantaine connaissent encore pas mal notre si belle langue wallonne.

 

Ce qui n’empêche l’urgence pour le sauver d’un naufrage annoncé.

 

Par chance, pour une fois, l’ensemble du conseil communal s’est entendu pour une adhésion de la Ville à la convention du projet de labellisation "Ma commune dit oyî".

 

Il s’agit en l’occurrence d’une délibération du conseil communal d'avril 2017, je vous en ai parlé dans le compte-rendu du conseil de l’époque.

 

Ainsi donc, et booster par l'initiative de la Province de Luxembourg, un projet pilote, une expérience sur le wallon dans nos villages a été mise en place par la Bibliothèque communale de Barvaux.

La première réunion est intervenue le 26 septembre en soirée, suivie d’une autre le 17 octobre, le succès était vraiment au rendez-vous ces deux soirées à la Maison Legros à Barvaux. La prochaine table de discussion est déjà fixée au 21 novembre à 19 h 00.

 

Rens : Maison Legros à Barvaux : 086/21.78.95 courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Pour les documents officiels de la bibliothèque : cliquer ICI.

 

Le projet est évidemment à finalité intergénérationnelle, les ainés ayant le devoir moral de transmettre leurs connaissances aux plus jeunes, aux enfants, et l’école semble être l’une des pistes à ne pas négliger.

 

Deux réunions sont prévues à ce propos à la bibliothèque de Barvaux, Place du Marché, les 7 et 8 novembre à 11 h 00 (même tél et mail que ci-dessus).

 

Si vous avez des connaissances en wallon, votre présence est souhaitée, votre collaboration est même indispensable au nom de notre bonne vieille attache linguistique wallonne.

Soyons présents toutes et tous, vieux Wallons, et nous irons expliquer à nos enfants à d’jaser comme a’mon nos autes.

 

Et nous pourrons dire ensuite en montrant notre jeunesse : Vola pocwè k' on-z est fir d' esse Walon !

 

Rédacteur,

Alain ROPPE.

 

 

Liens à consulter :

 

 

Bonjour à toutes et tous.

Le 04 septembre 2017, nous avons fait une demande de renseignement au collège de Durbuy concernant la vente de l'église de Grandhan.
Nous n'avons reçu aucune réponse à ce jour.
Nous avons fait une seconde demande que vous trouverez ci-dessous.
Pour rappel, Monsieur Ph Bontemps, Bourgmestre de la ville de Durbuy a déclaré lors du conseil du 30/08, propos repris par le journal "La Meuse" du 02/09/2017

« Une association
de citoyens peut
aussi racheter
l’endroit si elle le
souhaite »

Carabistouille ou réalité ?

Encore faudrait-il connaître les modalités et le cahier des charges dont il est fait mention dans les déclarations du collège au conseil.
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Collège des Bourgmestres et Echevin.e.s de la ville de Durbuy
Rue Basse Cours
6940 Barvaux

 

 

 

Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les Echevin(e)s,

 

 

Le 04 septembre 2017, j’ai effectué la demande suivante à laquelle vous n’avez pas donné suite :

 

« Monsieur le directeur Général

Madame M Thomas

Nous souhaitons introduire un projet citoyen, avec les habitants de la commune, concernant l'église de Grandhan. Ce projet est culturel, public et au service de la population.
Serait-il possible, dans ce cadre, et afin de vérifier la faisabilité de notre projet, de nous faire parvenir, le cahier des charges,  la liste et estimations de prix des réparations nécessaires à la conservation du bâti et l'adresse où nous procurer la clef de l'église afin de la visiter avec notre architecte.

Nous vous remercions et vous prions d'agréer,  Monsieur le directeur Général, Madame Thomas, nos meilleures salutations

Bien à vous

Bernard Adam et l'équipe de L’ASBL Pays de Durbuy »


 

Vous avez déclaré lors du conseil et à la presse qu'un projet citoyen (des habitants, ce qui est le cas)concernant l'église de Grandhan serait également bienvenu. Nous souhaitons, tel qu'indiqué dans notre courrier précédent, introduire une tel projet. Nous avons besoin du cahier des charges ainsi que de l'éventuelle liste des réparations obligatoires dont il est fait mention dans vos déclarations pour établir un budget et le présenter aux habitants intéressés. Nous avons également besoin de la clé pour visiter l'église avec notre architecte.

 

Dans l’attente de votre réponse, nous vous remercions et vous prions d'agréer, Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les échevin(e)s nos meilleures salutations.

 

Pour l’ASBL

Bernard Adam

 

 

Copie pour information aux membres du conseil communal

 

 

 

 

Hé oui ! Je peux être d'accord avec Marc Coucke .
Un musée Duchamp à Durbuy, c'est une bonne idée.
 

      

Pourquoi préjuger de la capacité des ruraux à comprendre la démarche de Duchamp ?
Duchamp, autodidacte, peintre, inventeur du ready-made, cinéaste...
Pourquoi réduire l'artiste à du pognon ?
Oui, cet artiste a vécu de ses sponsors. Oui, il s'est moqué d'eux.
Ses œuvres ont-elles d'autres valeurs que celle de leur prix ? Peu nous importe.
Il est acteur et témoin de son temps, des années folles aux "golden sixteens"

Il n'en reste pas moins qu'exposer 300 œuvres de Duchamp à Durbuy reste une bonne idée.
Un tel musée, s'il est bien mené avec des gens d'ici et des artistes du "grand cru" peut apporter à notre ruralité d'autres visions et questionnements.
Rien que l'idée de le faire fait déjà polémique. C'est bien ainsi.
L'artiste serait content.

Aux antipodes de Duchamp, il y a Pierre  Henri, peintre récemment décédé qui pensait que l'art avait un rôle à jouer dans la vie des gens.(Peintres Témoins de leur Temps).

Le printemps aux perles

 

Si quelqu'un pouvait nous faire une petite expo...?  Il y en a une très belle au Musée du Gard à Pont st Esprit


 

 

Dans le cadre de la vente de l'église de Grandhan, l'ASBL Le Pays de Durbuy souhaite introduire un projet citoyen.
Monsieur Ph Bontemps a déclaré au conseil Communal et aux journalistes que les projets villageois étaient bienvenus.
Voici la lettre écrite au collège et la réponse...en attendant mieux...

 

 

(Demande du 03/09)
Monsieur le directeur Général

Madame M Thomas

Nous souhaitons introduire un projet citoyen, avec les habitants de la commune, concernant l'église de Grandhan. Ce projet est culturel, public et au service de la population.
Serait-il possible, dans ce cadre, et afin de vérifier la faisabilité de notre projet, de nous faire parvenir, le cahier des charges,  la liste et estimations de prix des réparations nécessaires à la conservation du bâti et l'adresse où nous procurer la clef de l'église afin de la visiter avec notre architecte.

Nous vous remercions et vous prions d'agréer,  Monsieur le directeur Général, Madame Thomas, nos meilleures salutations

Bien à vous

 

Réponse: du 04/09

Bonjour,
Je présente votre requête au Collège de ce mercredi.
Bel après-midi,
THOMAS Michèle.

 

Depuis...RAS

Voici la demande faire au collège concernant l'église de Grandhan.

Monsieur le directeur Général

Madame M Thomas

Nous souhaitons introduire un projet citoyen, avec les habitants de la commune, concernant l'église de Grandhan. Ce projet est culturel, public et au service de la population.
Serait-il possible, dans ce cadre, et afin de vérifier la faisabilité de notre projet, de nous faire parvenir, le cahier des charges,  la liste et estimations de prix des réparations nécessaires à la conservation du bâti et l'adresse où nous procurer la clef de l'église afin de la visiter avec notre architecte.

Nous vous remercions et vous prions d'agréer,  Monsieur le directeur Général, Madame Thomas, nos meilleures salutations

Bien à vous

Bernard Adam et l'équipe de L’ASBL Pays de Durbuy

Ce soir, les conseillers communaux doivent donner leur avis concernant la vente de l'église de Grandhan.
Voici la lettre que nous avons adressés aux conseillers...

Si ce sujet vous interesse, nous serons présents ce mercredi devant la salle du conseil à partir de 19h

 

Monsieur Ph Bontemps, Bourgmestre

Mesdames et Messieurs les Echevins
Mesdames et Messieurs les conseillers Communaux,

 

 

Ce mercredi 30 août, vous allez vous exprimer au sujet de la vente de l’Église de Grandhan.
Cette église n’est pas un bâtiment comme les autres.  C’est notre église.

Posez-vous la question : « Est-ce que les habitants de Houmart, de Petithan, de Bomal , de Wéris ou de Tohogne seraient d’accord si vous vendiez leur église ? »


Chargé d’histoire(s) et de tradition(s), elle a été lieu de bonheur lors des naissances et des mariages, de tristesse et de recueillement lors des décès de villageois (es).
C’est lieu symbole de « justesse » (remettre l’église au milieu du village) et d’accueil.
L’église de Grandhan a gardé son vénérable tilleul classé devant sa porte, le vieux cimetière autour d’elle.
L’ensemble, avec la tour de Justice, est un site classé dont nous sommes fiers.

Y a-t-il urgence de vendre cet édifice  religieux ?
La vendre à qui ? 
Pour faire quoi ? 
Avec quelle(s) répercussion(s) ? 
Y aura-t-il un plus pour la population ? 
N’y a-t-il pas un projet villageois possible ? 
Quelles garanties quant à son affectation dans 10 ans ? Dans 20 ans… ?

Vendre une partie du patrimoine est toujours une perte pour la collectivité. Ne serait-il pas plus sage de faire une location à long terme (49 ans par exemple) avec des garanties quant à son affectation même contre une location symbolique. Au moins, le patrimoine reste public et est entretenu.


La décision ne peut-elle pas attendre ?
Est-ce à nouveau pour un riche prédateur irrespectueux de nos traditions ?
Notre église a été désacralisée contre l’avis des habitants, nous attendons de nos représentants qu’un changement d’affectation se fasse dans le dialogue avec la population du village.

Nous demandons deux choses.
1) Que le point soit reporté
2) Que soit programmée une rencontre à la maison du village de Grandhan , les représentants de la commune, l’éventuel investisseur et la population du village pour réfléchir ensemble à une solution acceptable par tous.

Associer la population à la gestion d’un bâtiment chargé d’autant de symboles et de traditions populaires est important pour nous.

Nous vous remercions et vous prions d’accepter, Mesdames, Messieurs les Conseillers, nos meilleures salutations.

 

Pour l’ASBL Le Pays de Durbuy,

B . Adam