La sagesse vient parfois...D 'ailleurs.
Pourquoi continuer à gaspiller ?

On a entendu à plusieurs reprises Madame Le Bussy dire que la commune de Durbuy n'était pas "si mal gérée que ça".
Nous ne sommes pas d'accord avec cette position. La commune de Durbuy est une commune fragile, un espèce de château de cartes dont elle n'est plus maître.
Par exemple, les APE: Aide Promotion Emploi

Les APE sont des aides régionales à l'emploi existant sous forme de points. En 2018, un point vaut 3093,70 €.
Ces aides sont destinées aux emplois non-marchands et aux pouvoirs locaux. 
Ces points vont de pair avec une réduction des charges patronales.
Lorsqu'on engage un chômeur complet, la région paie une partie du salaire. 
Le nombre de points attribués sur chaque "tête" varie de 2 à 12 pt.

La région souhaite réformer complètement le système actuel.
Ces aides ont des effets pervers sur les emplois et coûte cher. 
Il y en a 4 principaux. (d'autres également, mais il faudrait un livre pour tout développer)

  • Les pouvoirs locaux et le non-marchand ont tendance à n'engager que des demandeurs d'emploi pour avoir les points APE. C'est devenu une condition, que dis-je la première condition, pour engager un travailleur. Peu importe ses compétences.
  • Les employeurs ont tendance à sous-payer "ces chômeurs mis au travail" et à penser qu'ils sont interchangeables. Ils constituent un capaital (points) et non plus une (res)source de connaissance.
  • Les Points APE utilisés sans modération rendent les services (employeurs) fragiles. Les sommes versées par la région deviennent trop importantes pour que les pouvoirs locaux et/ou le secteur non-marchand puissent s'en passer pour fonctionner.
  • Les points APE tirent le degrés de qualification des travailleurs vers le bas.

On pourrait ajouter une perte d'autonomie décisionnelle de la commune par rapport à la Région.

À Durbuy, on cumule les 4 effets pervers, bien plus qu'ailleurs avec une tare en plus, ces emplois sont permanents, non liés à des projets temporaires.
Quels sont les services communaux concernés : En majorité les services sociaux, PCS, régies communales, ADL, CPAS, enseignement communal. Etc
Le non-marchand : socio-culturel, santé, action sociale, Syndicats Initiatives Tourisme, OCTD, COD. etc.
Voici les chiffres (auxquels il faut ajouter la baisse des charges sécurité sociale patronale)

     Valeur du point Nombre de projets Nombre d'employeurs Nombre de points Valeur  Total Commune
Durbuy Pouvoirs locaux  3093,70 17 3 416 1.286.979,2 €  
  Non Marchand   20 19 575 1.778.877,5 € 3.065.856,7 €
Somme-Leuze Pouvoir Locaux   6 2 151  467.148,7  
  Non Marchand   4 3 51  157.778,7  624.927,4
Hotton Pouvoir Locaux   12 2  210  649.677  
  Non Marchand   11 6  262  810,549,4  1.460.226,4
               
               

La question qui se pose est la suivante: Que vont devenir les travailleurs "APE" si les Points APE sont réduits ou disparaissent
Question subsidiaire/ Que resterait-il comme services communaux dans ce cas ?

Réforme au 1er janvier 2019....

Bien gérée la commune ?. Faut être vite content.e !

 

Bernard Adam

C'est la grande mode!
La mode des monnaies de singes. Les monnaies parallèles, les monnaies régionales, villageoises, des monnaies éthiques.

Chacun veut ses billets, mettre en pièce ce maudit €, faire vivre sa région, ses commerces, ses producteurs, partager ses richesses...et faire mourir ses (ces) banques et ce système injuste.
Ces banques, ce système d'enrichissement des riches, qui nous "strognent", nous pompent, nous écrasent, nous ruinent...ces riches (banquiers) maudits et mafieux...? bof! bof bof bof! bof !!!!!!!!!!!!!!!!


(Là, je sais que je vais être désagréable)
Le problème, ce ne sont pas les banques, les riches ou les pauvres, mais le rapport à l'argent. Notre rapport à l'argent.

L'argent, c'est un moyen d'échange pour des biens de valeurs incompatibles ou compliqués à échanger. Par exemple, échanger une salade contre deux tomates, c'est compatible.
Échanger  des salades contre des maisons, c'est moins simple.
Dans cette optique, compensation à un échange,  l'argent n'est pas destiné à être épargné et thésaurisé.

Basiquement, les banques sont quasi inutiles si les gens échangent et produisent ensemble les biens sans avoir le besoin d'acheter.
L'argent disparaît bouffé par l'échange et la solidarité.

Utopie direz-vous ?
Je regardais hier une émission concernant la défense des peuples "singuliers".
La déclaration d'un des chefs était interpellante. Il ne souhaitait pas la disparition de l'argent mais une utilisation avec "sagesse" pour certains échanges (...)
Utiliser l'argent avec sagesse, serait-ce là l'utopie ?


J'entends des voix qui s'indignent de mon propos, qui m'insultent et me "scotchent" en doux rêveur, en fumiste, en agitateur irresponsable, bref en gros con.(J'assume le con mais pas le gros, je ne suis pas gros))
Pourtant, si vous construisez votre maison avec votre famille et vos amis, elle coûtera 3 x moins qu'avec une entreprise. Si vous produisez vos légumes, les échangez, échangez vos graines contre un lapin, et votre temps contre des oeufs, votre assiette est gratuite.
Bien sûr, vous emprunterez un peu d'argent pour payer les matériaux de la maison, il faudra échanger un peu de compost contre des plants, des fleurs ou un fruitier.

La sagesse ce serait de détruire sa carte "bancontact" et de retrouver "son porte monnaie".
Le rapport à l'argent, il est aussi dans la matérialisation de celui-ci.
Si j'ai 10 € dans ma poche, je n'en dépense pas 11€. Je n'achète que ce dont j'ai besoin (avec ce que j'ai) ou je reporte (parfois à tout jamais) un achat impulsif.
(Là, j'en entends dire que je suis radin! Mes oreilles sifflent)


Et l'économie dans tout cela.
Laquelle d'économie ? Celle des banques, des industriels,  des grandes découvertes inutiles, des burnouts et des grandes solitudes ?
Celle de la pollution, des perturbateurs endocriniens, des maladies et des cancers, de la prostitution ?

Non, seule compte l'économie qui rend les gens heureux.

Vivons heureux, avec sagesse.

Alors vous savez, moi, les monnaies de singes !

 

Changer, changeons en sagesse




 

Lorsque des nouveaux venus arrivent dans de vieilles maisons dirigées par les mêmes contremaîtres depuis 40 ans, il y a bien entendu des chats morts dans et sous les placards.
Une ville comme Durbuy n'échappe pas à la règle.
Forcément, les nouveaux arrivants vont se trouver devant des marges financières étroites voire inexistantes.
Il faudra être inventif pour mettre en œuvre un programmes d'investissement résolument tourné vers l'avenir.
Le plus difficile sera de modifier les habitudes de gestion journalières. Pas celles des administrations, qui utilisent des procédures, mais celles résultant d'accords entre les prédécesseurs et d'autres organismes intra ou extra muros.
Les accords avec Idelux, avec l'atelier environnement, avec dureco, avec l'aive, avec la province ou la région...ou tacites avec des entreprises privées.

Ce sera un grand chantier pour les futurs responsables.

Changer  !