Agriculture et ruralité

 

Visiblement, la Région Wallonne se moque des zones rurales et agricoles.
La ruralité pour elle, c'est le PCDR (Plan Communal de Développement Rural), la présence d'un GAL (Groupe d'Action Local) et des mesures agro-environnementales MAE.

Pas d'autres statistiques - pas d'autres explications concernant le PCDR, l'activité des Gals ou l'évolution des MAE ? Rien. 


Un PCDR, on en a un depuis 2015.
Un GAL depuis 2002.
L'agriculture MAE représente 63,5 % des agriculteurs. (en 2010 seule stats dispo, moyenne 41,2 %).

La ruralité politique c'est donc 3 statistiques, une sorte de désert dans le potager des connaissances.

A demain pour l'article 7....

Bernard Adam 02/09/2018

 

Secteur non-marchand et économie sociale

 

Les statistiques sont récentes (2013-2015-2016), difficile dés lors de voir une évolution dans ce secteur sauf au niveau des emplois et de la structure de ceux-ci. 

Dans les statistiques officielles, l'économie sociale ou le secteur non-marchand basé sur le bénévolat n'existe pas.
À Durbuy, beaucoup de petites initiatives qui fonctionnent sans aide, sans salarié et ce depuis de nombreuses années.
On a connu une explosion de ces initiatives après 2012 en réaction au manque de dynamisme de l'équipe au pouvoir lorsqu'il s'agit de pauvreté ou de recyclage par exemple. Ces initiatives sont généralement indépendantes du pouvoir politique.

Les chiffres concernent le secteur non-marchand officiel. Etablissements reconnus par la Fédération Wallonie Bruxelles
Le secteur non-marchand comptait 17,01 équivalent temps plein (ETP) pour 36 travailleurs en 2013 (34 en 2015) C'est peu par rapport à des communes beaucoup plus petites comme Hotton avec 26,90 ETP ou + grande, Marche en Famenne avec 67,03 ETB.
Cette situation montre bien le manque de dynamisme de la ville lorsqu'il s'agit de culture par exemple.

Les chiffres d'économie sociale: il y avait 265 emplois dans l'économie sociale en 2010 pour 248 en 2016. (- 27 personnes)

La part des temps partiels, 53,6 % en 2010 pour 63,3 % en 2016.
Derrière ces chiffres, il y a une réalité : contrairement à ce que prétend l'échevin de l'environnement, la baisse des ETP (équivalents temps plein) dans l'économie sociale est importante à Durbuy.
Les femmes sont particulièrement touchées par les temps partiels avec 74 % de temps partiel.

 

Le secteur non-marchand et l'économie sociale sont des secteurs importants pour le développement et le maintien d'une cohésion sociale et  le développement d'une économie originale et durable.
Il faut pousser et développer des initiatives nouvelles qu'il s'agisse de mobilité, de recyclage ou d'énergie.

Changeons

Bernard Adam

 

Le territoire

 

L'évolution du territoire...
La densité de population, en 2006, 67,24 h/km2 pour 73,2 fin 2016 soit une augmentation de +/- 6 h en 10 ans
En 2006, chaque habitant occupait en moyenne une parcelle de 578,1 m2. 10 ans plus tard, elle est de 612,3 m2 ( +34,2 m2)
La part des zones artificialisées a augmenté, passant de 7.2 % à 7,9 % (+0.7 %)
et la part des terrains résidentiels a augmenter, de 3,9 % à 4,5 % .( +0;6 %)
La surface à usage agricole a diminué de 0,5 % (Ce qui correspond à la hausse résidentielle)
Évolution de l'offre potentielle de terrains urbanisables, en 2012, 41,2 % et en 2017, 39,6 % (-0,6 %)
( Càd le reste des terrains non encore urbanisés sur la commune)

Le prix moyen des terrains à bâtir a fortement augmenté ces dernières années (et a encore augmenté en 2015-2016-2017) passant de 23,35 € le m2 en 2006 pour 35,26 € en 2014 soit un bond de 50 %

Qu'est-ce qu'on peut retenir.
Une baisse des surfaces des terres à usage agricole.
Malgré la part croissante des terrains urbanisés (1 % en 15 ans), les prix continuent de grimper, mettant hors circuit nos jeunes ménages... Un comble.
La diminution des surfaces des parcelles pourrait être une des solutions pour casser la hausse des prix, mais n'est pas appliquée.

(Notre territoire nous appartient)

Changeons

Bernard Adam

 

 

Le logement, évolution de 2006 à 2018





Les logements du Durbuysien moyen...

La part des bâtiments construits entre 2002 et 2017 (15 ans) est de 12,7 % du total du bâti, ce qui correspond à la moyenne puisqu'on en avait construit quasi 17 % entre 1982 et 2001 (19 ans).
La part des immeubles à appartements a quasi doublé de 2006 à 2017 (de 4,6 % à 8,8 %) . Les statistiques de la part des appartements en rénovation ou neuf sont annuelles et ne permettent pas d'avoir le nombre total d'appartements.
La part des maisons fermées (mitoyennes des deux côtés) n'a pas évolué. (4,2 % et 4,3 %)
Celle des maisons semi-fermées (mitoyennes d'un côté) a légèrement diminué, de 15,8 % à 15,3 %.
Enfin les maisons 4 façades, représentaient 45,2 % en 2006 pour 46,3 en 2017
Le nombre des maisons de commerce a baissé, de 3,4 % en 2006 à 2,6 % en 2017.
Le tout fait 77,3 % des habitations. (Région: 97,6 %)

Mis à part la chute du nombre des maisons de commerce, il n'y a guère de modification dans la structure des logements. (Qu'a-t-on fait pour garder un tissus commercial de bonne qualité à Barvaux et Bomal ?)
Ce n'est pas normal. Nous avons 15 % de 4 façades en plus qu'en région wallonne. 
Il faudrait une politique volontariste pour augmenter les habitats au moins semi-fermés afin de réduire le gaspillage des sols, augmenter l'efficacité énergétique et diminuer le coût des constructions.
Il apparaît que notre commune prend un retard important sur une région, pourtant déjà à la traîne.

Reste 22,7 % des logements ? (en fait 22,8 grâce aux arrondis mathématiques), 26,8 % en 2006
En région wallonne, il n'y en a que 2,4 % (2,6 % en 2006)
Ces logements, ce sont des chalets, des caravanes, etc. Généralement construits dans des zones de loisirs ou même agricoles et forestières. Les habitants sont domiciliés tout à fait légalement dans ces habitations.
Pour réduire cette proportion énorme, Durbuy a mis en place un plan HP (Habitat Permanent) avec la région wallonne.
Il apparaît que le plan HP est un échec coûteux pour la commune qui comptabilise des frais importants sans avoir résolu le problème de base : le manque de logements sociaux sur le territoire. En mars 2018, il y avait 45 candidatures pour un logement social.
En 2012, il y avait 32 logements de l'immobilière sociale (AIS), en 2018, 34 logement... Quant aux logements publics, ils représentent 0,83 % des logements, une misère.

C'est également un échec coûteux par la région qui finance les rachats communaux. C'est un gros gaspillage d'argent public pour des résultats très critiquables à Durbuy.
Le CDH en avait fait une priorité. Le souci, c'est que 12 ans plus tard, on a dépensé des sommes considérables en argent public sans mettre en place les solutions à long terme. 
Une sorte de tartuferie communale.




 

 

 

L'enseignement, évolution de 2006 à 2018.

Je dirais que le travail a été bon. Nous allons tout de même vérifier.


(Ici, on parle statistique, pas programme pédagogique...)
Ce sont des stats par année scolaire et non par année civile.

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En 2005-2006, il y avait 375 élèves dans le maternel en 2015-2016, 384 (+9)
En primaire, 822 élèves en 2006 et 765 en 2016 (-57)

Écoles secondaires, 945 élèves en 2006 et 912 en 2016 (-33)

En 2006, 82,8 % des bambins fréquentaient des écoles de la commune, en 2016, il y en a 85 % (+2,2 %)

Pour le primaire, en 2006, 84,2 % des enfants fréquentaient les écoles de la commune, en 2016, 80 % (-4,2 %)
Enfin en 2006, pour le secondaire, 45,2 % et 45,9 % en 2016. (différence négligeable)

Finalement, en regardant les chiffres, c'est bon. (ouf !)

Il faut continuer à rénover et maintenir en bon état nos écoles. Continuer à les maintenir dans nos villages.
La baisse dans le primaire et dans le secondaire est une baisse structurelle. Il faut repeupler nos campagnes avec des habitants et non des seconds résidents. Moins d'adultes entre 24 et 44 ans = moins d'enfants.
Il faut surveiller, pour ne pas se retrouver avec des fermetures d'écoles dans 5 ou 10 ans. 


I

 

 

 

 

Activité économique et taille des entreprises

Les statistiques sur l'économie spécifiques des villes manquent.
Ce n'est pas typique à Durbuy, mais à toutes les communes Wallonnes.

Avec raison, Walstat sépare "activité économique", "tourisme" et "marché du travail."
Nous ferons de même.
Certaines statistiques commencent en 2008 et finissent en fin 2016. 

L'évolution de la taille des entreprises est un indicateur intéressant.
Au niveau des entreprises importantes, de 50 salariés à + de 100, il n'y a pas de variation entre 2008 et 2017 : 6 entreprises
Le nombre d'entreprises comptant de 20 à 49 salariés est stable (-1 par rapport à 2008). Pour les entreprises moyennes, de 10 à 19 salariés, l'augmentation est importante, de 22 en 2008 à 40 au 01/01/2017. 
Du côté des autres employeurs, c'est la chute libre pour les employeurs comptant entre 5 et 9 salariés, tandis que celles entre 1 et 4 salariés augmentent.
Globalement, le nombre d'employeurs a légèrement augmenté en 10 ans passant de 296 en 2008 à 317 en 2017 soit 7 % d'augmentation.
Cette augmentation est largement inférieure à celle de la RW qui est de 9,7 %,  pire encore comparée à l'arrondissement dont la croissance est de 11 %

Carton rouge !

La répartition des entreprises par secteur, on la connait, commerce, transport et Horeca, 29,8 % en 2008 et 33,1 % au 01/01/2017.
Administration (santé, éducation etc), 39 % en 2008 et 37,8 % en 2017.
Ce sont les deux employeurs principaux, ils représentaient 68,8 % en 2008 et 70,9 % en 2017.
Pas de grande évolution dans les autres secteurs.
C'est là le problème.
L'évolution logique aurait été de voir l'émergence d'entreprise et d' emplois dans des secteurs en devenir,  l'informatique et la communication,  0,4 % en 2008 et 0 % en 2017, dans le secteur de la sylviculture et de l'agriculture, 0,5 % en 2008 et 0,6% en 2017 ? (Avec des salaires en hausse !)
Pires encore, nous avons perdu 7% de postes dans des secteurs de pointe, 57,8 % en 2008 et 50,8 % en 2017, ce qui nous met à la traîne de l'Arrondissement avec 68,6 % et de la Wallonie avec 66 %.

En 12 ans, l'activité économique de Durbuy s'est dégradée fortement comparée à celle de l'arrondissement et même de la RW.


On sait que l'option désuète d'une ville où tout est tourné vers le tourisme en est la cause. Pas de vision politique à long terme, pas de diversification, pas d'entreprises à haut niveau de connaissance etc.
Carton rouge aux équipes au pouvoir  de 2006 à 2018

Changeons

Bernard Adam 29/08/2018

 

 

La population

Population : 11 374 habitants en baisse de 104 H depuis 2015, solde naturel négatif depuis 2010 (décès/naissance)
compensé par une migration + âgée. jusqu'en 2014.          2006 - 10531 H
      Nombre de femmes : 5 729  5340 en 2006
      Nombre d'hommes : 5 645   5191 en 2006
Superficie : 156,6 km²
Densité de population : 73,2 habitants/km²
Age moyen de la population : 43,3 ans  2006: 40,6 ans (population de + en+ vieille)
Part de non-belges : 4,99 %     3.61 en 2006
      Part d'étrangers intra-EU : 3,76 %
      Part d'étrangers extra-EU : 1,22 % 

Données au 01/01/2018
Sources :SPF économie - Statbel

 

 

Chute de la natalité, perte importante des habitants  20 et 40 ans entre 2006 et 2018. Augmentation importante de la tranche d'âge 50-70 entre 2006 et 2018.
Part des moins de 20 ans en chute, de 24,5 %  à  21,3 % entre 2006 et 2018.

Le nombre d'entrées  et de sorties de et vers des communes flamandes est +/- stable depuis 2000, en tout cas pas de quoi en faire un plat.
Le solde migratoire des Flamands était de +16 H en 2006 et de +8 H en 2017.
Cependant, cette statistique ne tient pas compte des seconds résidents. (?)

La migration vers d'autres villes wallonne est en augmentation régulière: de 315 H/an à 412 H/an de 2006 à 2018
Celle vers BXL est négligeable

Le nombre de migrants présents à Durbuy et provenant des pays non Européen est inférieur à 150 H. Il faut donc arrêter d'en faire un plat

Voilà le résumé de la population à Durbuy et des migrations.

En 12 ans, les chiffres sont passés du vert au rouge. Les tendances s'accélèrent rapidement. 
Il faudra au moins 10 ans et une politique volontariste en faveur des autochtones pour modifier les courbes.
Relancer la natalité n'est pas une mince affaire
Demain, qui va payer des impôts à Durbuy si la population en âge de travailler continue à diminuer ?
Que fera-t-on des crèches et des écoles vides ? 
Quel est le nombre d'emplois perdus si cette tendance continue ?


Et si cette tendance n'était qu'une question d'art de vivre perdu en quelques années.
Nous sommes passé, pour une grande partie des villages, du calme au bruit, du trafic d'un ou deux tracteurs à celui de motos et de voitures, 
du chant du coq aux cris des derniers fêtards...




Changeons

 

Bernard Adam

28/08/2018

 

 

 

Après ces 12 années passées comme Bourgmestre avec une coalition PS-CDH de 2006 à 2012 puis seul CDH de 2012 à 2018, on peut dire que la politique initiée par Ph Bontemps laisse des traces.
Parfois petites, parfois grandes. 
Au-delà des suppositions et des suspicions, il y a des résultats chiffrés ou chiffrables tout à fait officiels et exploitables par tous.
Si pour une entreprise, La Banques Carrefour des Entreprises est une mine d'or de renseignements, pour les communes, le site de la région, Walstat, permet une étude croisée des performances communales.
À quelques semaines des élections, les petites et grosses mises au point sont les bienvenues.

La démarche sera de comparer les chiffres lors de l'arrivée au pouvoir de Philippe Bontemps en 2006 et le 01/01/2018 si possible, le 01/01/2017 si les statistiques manquent.(Soit 12 ans ou 11 ans)
Afin de ne pas biaiser les chiffres, si une évolution est récente, une statistique intermédiaire sera ajoutée ainsi que la référence wallonne.
Notre commentaire sera mis à la fin des articles.

     Population et migration            Territoire             Niveaux et conditions de vie    
     Activité économique            Marché du travail            Santé    
     Logement            Environnement            Mobilité     
     Enseignement             Petite enfance            Énergie    
     Agriculture et ruralité            Culture            Tourisme    
     Secteur non-marchand et économie sociale            Pouvoirs locaux            Citoyenneté    

 

La première rubrique est population et migration. Courant de cette journée
Donnons une claque aux idées reçues.

Changeons
Bernard Adam