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ecologie, ecodémocratie, ecofascisme...éco qwè ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Bernard Adam   
Ah, le développement durable...quel programme.
Il faut se développer...mais durablement. Rigolo !
D'autant que les matières premières diminuent et que la masse des gens augmentent. Et les papillons eux ?
Vous connaissez les projets "live" ? Live papillons et live "pelouses séches sur calcaire" Petite présentation des projets....

1. Projet Life+ Papillons

L’objectif de ce projet est de développer des actions de sauvegarde de trois espèces menacées de papillons de jour reconnues en tant qu’espèces d’intérêt communautaire. Elles sont présentes dans 25 sites du réseau Natura 2000. Les actions de sauvegarde prévues consistent essentiellement à restaurer les habitats, via par exemple la coupe de boisements résineux, et à racheter des terrains à haut potentiel biologique.

Le budget prévu pour cinq années (2009-2013) s’élève à 7.120.000 €. La Région wallonne y consacrera un budget de 3,2 millions €, le solde étant financé à concurrence de 50% par l’Union européenne et 5% par Natagora.

2. Projet Life+ Pelouses sèches sur calcaire

Ce projet vise à reconstituer un réseau de sites de pelouses sèches sur calcaire ou de les restaurer dans la basse vallée de la Meuse et ses affluents, dans les vallées du Triffoy et du Hoyoux, dans le bassin inférieur de vallée de l’Ourthe et près de Theux. 23 sites Natura 2000 sont concernés. Ce projet permettra de restaurer les habitats des hélianthèmes, appelés plus communément les fleurs du soleil.

Le budget prévu pour ce projet s’élève à 4.424.502 €. La Région wallonne y consacrera un budget de 995.513 €, le solde étant financé à concurrence de 75% par l’Union européenne et 2,5% par Natagora.

(extrait de http://lutgen.wallonie.be/spip/spip.php?article527)

Magnifique. Les papillons vont de nouveau être heureux. (moyennant 11milions 500 milles € soit 500 millions de FB)
Comme je suis d'un naturel grincheux, j'ai un petit soucis écodémocratique.
Pour restaurer ces milieux, ces projets vont modifier complètement et durablement les paysages
en place depuis des générations. Par exemple, on va créer des landes dans le bois de Grandhan,
on va raser le mont des pins pour qu'il (re) devienne le "mont pelé".

Ouais, c'est pas grave... quoique !

Tous ces projets écologiques sont présentés comme ultime et seule solution au problème de la biodiversité: C'est là où ça gratte .
Nulle part, il n'a été question de savoir ce que la population veut, si quelqu'un a cherché d'autres solutions, ni d'ailleurs si cette préservation est utile ou si nos papillons ont besoin de cet investissement pour survivre.

Là on modifie l'horizon pour certains et les promenades du Dimanche pour d'autres sans que personne ne s'inquiète du bien-être du citoyen.
Cette manière de faire s'apparente à la définition de l'écofascisme.

Dans "le monde Diplomatique", Serge Latouche écrivait ceci:
"
Dictature globale ou démocratie locale ?

... La croissance est nécessaire aux démocraties consuméristes car, sans perspective de consommation de masse, les inégalités seraient insupportables (elles le deviennent déjà du fait de la crise de l’économie de croissance). La tendance au nivellement des conditions est le fondement imaginaire des sociétés modernes. Les inégalités ne sont acceptées que provisoirement, parce que l’accès aux biens des privilégiés d’hier se révèle général aujourd’hui et que, demain, ce qui constitue encore le luxe sera accessible à tous.

C’est pourquoi beaucoup doutent des capacités des sociétés dites « démocratiques » à prendre les mesures qui s’imposent, et ne voient d’issue aux contraintes que sous une forme d’écocratie autoritaire : écofascisme ou écototalitarisme. Certains penseurs des plus hautes sphères de l’Empire y songent pour sauver le système (11). Confrontées à la menace d’une remise en cause de leur niveau de vie, les masses du Nord seraient prêtes à s’abandonner aux démagogues promettant de le préserver en échange de leur liberté, fût-ce au prix de l’aggravation des injustices planétaires et, à terme, bien sûr, de la liquidation d’une part notable de l’espèce (12)...."


Huuum! On est mal barre les gars... on est mal barre!
 

Serge Latouche

Professeur émérite d’économie de l’université de Paris-Sud, président de la Ligne d’horizon (association des amis de François Partant). Dernier ouvrage publié : Survivre au développement. De la décolonisation de l’imaginaire économique à la construction d’une société alternative, Editions Mille et une nuits, Paris, 2004.


 

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